Vidéo?
Grille de chansons
- Planet of Sound
- Vamos
- Here Comes Your Man
- Ana
- Cactus
- Nimrod’s Son
- Where is My Mind?
- Motorway to Roswell
- Gouge Away
- Wave of Mutilation
- Head On
- Debaser
- Hey
- Caribou
- Monkey Gone to Heaven
- Chicken
- Motoroller
- The Vegas Suite
- Oyster Beds
- Ernest Evans
- Primrose
- In Heaven
- Death Horizon
- Wave of Mutilation (UK Surf)
- Winterlong
Critiques externes
Pixies intemporels
par Ian Bussières, Le Soleil
Même si plusieurs sont nées dans la vague «alternative» de la fin des années 1980, les pièces envoûtantes du chanteur et guitariste Black Francis appuyées par la rythmique hypnotique d’Emma Richardson et David Lovering ont bien résisté à l’épreuve du temps.
Et on aime toujours autant le guitariste principal Joey Santiago, qui n’est pas le plus flamboyant mais qui sait toujours utiliser la distorsion à son avantage dans son jeu.
Francis n’est pas celui qui jase le plus avec son public, mais grâce à une voix toujours à point, il a livré avec beaucoup d’émotion les classiques comme Here Comes Your Man ou Wave of Mutilation, sans oublier la reprise tellement réussie de Head On du groupe The Jesus and Mary Chain.
Même s’ils n’ont pas donné de rappel, les Pixies ont tout de même été très généreux et on salue aussi le fait que, misant sur la force de leur catalogue, ils n’hésitent pas à modifier leur programme soir après soir.
Ainsi, les spectateurs du FEQ ont par exemple eu droit à Ernest Evans, Nimrod’s Son, Motoroller et Planet of Sound, qui a ouvert le spectacle, toutes des pièces qui n’avaient pas été interprétées à Montréal la veille.
Annoncée toute la journée, la pluie n’est finalement tombée que durant les trois ou quatre premières pièces des Pixies. Les spectateurs ont ainsi pu retirer leurs affreux ponchos achetés chez Dollarama pour le reste du spectacle!
Pixies
Les Pixies n’ont pas besoin de présentation. Groupe phare pour plusieurs artistes punk et new wave de la fin des années 1980 et du début des années 1990, ils ont même profondément influencé un certain Kurt Cobain. Leurs albums Come on Pilgrim, Surfer Rosa, Doolittle, Bossanova et Trompe le Monde ont jeté les bases de leur carrière, qui perdure encore aujourd’hui. Sans parler de leur fameuse pièce Where Is My Mind, que tout le monde a entendue un jour ou l’autre.
Lors de leur tournée de réunion en 2004, après une pause de 11 ans, le groupe a renoué avec ses admirateurs de la première heure, mais a également gagné une nouvelle génération de fans. Ce soir, à la place George-V, il y avait de nombreux jeunes visages qui, probablement, n’avaient encore jamais vu la formation sur scène, car la présence des Pixies à Québec est assez rare. Leur premier passage remonte à 1987, au défunt bar L’Ombre Jaune. Kim Deal, bassiste de la formation (qui ne fait plus partie du groupe aujourd’hui), avait demandé à la foule de la salle Albert-Rousseau, le 11 avril 2011, si certains se souvenaient de ce concert. Vingt-trois ans séparaient alors les deux événements. La troupe de Black Francis n’était pas pressée de revenir chez nous. Il aura fallu attendre encore 14 ans avant de revoir les Pixies à Québec ! On espère qu’à ce rythme, le FEQ n’a pas accueilli leur dernier spectacle ici !
Sur cette tournée, les Pixies donnent généralement deux soirs de concert dans chaque ville qu’ils visitent. Lors de la première soirée, ils jouent l’intégralité des albums Bossanova et Trompe le Monde. Puis, le second soir, les fans ont droit à une soirée « classique » avec leurs plus grands succès : un marathon d’une trentaine de pièces en plus ou moins 90 minutes.
Le FEQ a eu droit à la soirée « classique », qui a débuté sous une averse torrentielle — ce qui n’a pas fait fuir le public. Avec Here Comes Your Man, Wave of Mutilation, Debaser, Caribou, Monkey Gone to Heaven, Where Is My Mind (évidemment), et d’autres pièces intemporelles, parfois revisitées comme Nimrod’s Son, Gouge Away ou In Heaven, bien chiche celui ou celle qui n’aurait pas voulu se détremper les habits pour la cause ! Des morceaux plus récents, tirés de leur album The Night the Zombies Came, comme The Vegas Suite, Oyster Beds et Primrose, ont aussi été joués.
Fidèles à leurs habitudes, Santiago, Lovering, Black et Richardson ont enchaîné les morceaux sans dialoguer ni remercier la foule.
La soirée s’est conclue sur Winterlong. Pas de rappel. Le FEQ a vécu 90 minutes incroyables avec les Pixies !