Le 17 septembre dernier, c’était l’occasion de célébrer non seulement mon anniversaire, mais ceux de mes amis Paul et Michel, à qui j’avais acheté, pour leur fête cet été, des billets pour le spectacle des White Stripes au Centre Bell. Ma sœur Andrée qui avait déjà eu la chance de voir Jack et Meg White au Métropolis, nous accompagnait.
Mes chums sont arrivés de Québec chez moi une heure avant le début du spectacle, prévu pour 20h00. J’ai l’habitude de ne pas me presser pour les premières parties quand je ne les connais pas. Normalement, au Métropolis, à La Tulipe ou au Spectrum, arriver à 21h30 aurait été arriver en avance pour le spectacle principal, en plein entracte. Alors on a pris le temps de bouffer une pizza, de fumer et rouler pour plus tard quelques joints.
À 21h20, heure qui nous semblait raisonnable, nous mettions les pieds dans l’entrée du Centre Bell, accueillis par deux doormen. Parmi eux, un vieux de la vieille, genre Forum époque Maurice Richard, ayant hérité de la tâche de passer un bracelet jaune fluo aux poignets des détenteurs de billets de parterre, comme nous. J’imagine que ce n’était pas lui en charge à la rentrée du gros de la foule, car le pauvre vieux avait de la misère en tabarnak! Fallait qu’il décolle un bout de papier protecteur, au bout d’une bande colorée, pour libérer l’extrémité collante et ainsi pouvoir former un bracelet. On a dû perdre cinq minutes juste à faire de la décalcomanie dans l’entrée. :colere:
Pendant ce temps, la chanson des White Stripes préférée par ma sœur jouait: The Big Three Killed My Baby. Une fois tout le monde avec son bracelet, nous avons pris le premier accès aux estrades que nous avons pu, et descendu les marches pour nous heurter à un mur ceinturant le parterre. En remontant vers une autre porte nous permettant d’accéder au parterre, on a voulu prendre notre bière avant que le stand ne ferme! Cinq interminables minutes plus tard, sept bières dans nos mains et $55 de moins dans nos poches, nous avons enfin pu rejoindre la foule.
Jack tout de noir vêtu, était en plein solo de slide guitar. Je crois qu’il interprétait alors There’s No Home For You Here, mais je ne gagerais pas là-dessus. D’ailleurs je cherche en vain le setlist du spectacle depuis. Je peux affirmer sans me tromper que Meg a délaissé sa batterie le temps d’une chanson et entonné In the Cold Cold Night, frôlée dans le dos par un Jack White rendant encore plus suggestif son petit riff racoleur. Autre chanson que je peux nommer avec certitude parce qu’elle demeure différente de l’ensemble du répertoire des White Stripes: The Nurse, jouée avec un xylophone par Jack. La guitare qu’on y entendait en était une laissée appuyée sur un amplificateur et vibrant quand Meg bûchait sur un de ses toms ou sur son bass drum. Contrairement à la version du disque, qui donnait une répétition de guitare « dam-dam-dam-dam-dam-dam-dam-dam », cela donnait un long « daaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaam » distortionné, mais ça restait cool!
Selon ce que le portier nous a dit, on a manqué un bon vingt minutes. Nous aurions donc vu entre une heure et 1h10 du spectacle de 1h30.
- When I Hear My Name
- Black Math
- Dead Leaves And The Dirty Ground
- I Think I Smell A Rat
- Passive Manipulation
- Blue Orchid
- My Doorbell
- Instinct Blues
- Cannon
- John The Revelator (Trad)
- The Big Three Killed My Baby — Nous avous manqué tout ce qui précède!!!
- Misirlou (Trad)
- Forever Is For Her
- Death Letter (Son House)
- Hotel Yorba
- Offend In Every Way
- Screwdriver
- Passive Manipulation
- Sister Do You Know My Name
- Little Bird
- Cold Cold Night
- I Want To Be The Boy To Warm Your Mother’s Heart
- Red Rain
- Ball And Biscuit
RAPPEL
- I Just Don’t Know What To Do With Myself (Bacharach/David)
- The Hardest Button To Button
- The Nurse
- Little Ghost
- Seven Nation Army
- Boll Weevil (Leadbelly)
Les estrades du Centre Bell étaient peut-être pleines au trois-quarts. Et le parterre n’était pas plein, ce qui nous laissa de l’espace pour respirer, bien entendre et bien voir. Nos points de vue, près de la console de son, valaient tout à fait le prix des billets et l’attente occasionnée par l’épisode des bracelets jaunes. La scène en noir, rouge et blanc, avec un dessin d’arbre et de lune, ne semblait pas trop grande pour Meg et Jack. Elle, à gauche, les grosses cymbales masquant en partie le rebondissement de ses seins, lui changeant de micro et s’installant au besoin derrière le piano ou le xylophone. J’ai été agréablement surpris par la qualité du son! Des fois j’entendais moins bien la voix de Jack, mais sa guitare on ne la manquait pas! Ni le rythme de Meg d’ailleurs. Même s’il n’y avait pas de basse, ça a fait dire avec raison à Paul que la basse sortait bien. L’ensemble bûchait, mais pas trop fort. et même les techniciens étaient class habillés en complet noir, chemise rouge et chapeau melon.
Nous avons assisté à deux entractes (ou deux rappels?). C’est dans le dernier vingt minutes que la foule des estrades s’est enfin levée. Ça s’est terminé par une toune dans laquelle la foule chantait un refrain ressemblant à « Jack Wanna Go Home » puis les salutations du couple, courbette façon théâtre.
Autre truc platte du Centre Bell: absolument interdit de fumer. Si quelqu’un osait s’allumer même une cigarette, il risquait de se faire sortir, comme Andrée et moi avons pu l’observer. Alors nous n’avons pu fumer de joints. Nous sommes arrivés en retard, mais tant mieux si on a pris le temps d’en fumer un juste avant d’entrer, finalement!
En fait, le petit pincement que me fait l’idée d’avoir manqué les premières chansons est tout à fait adouci par le fait que nous avons eu du plaisir avant, pendant et après le show. Une bien cool soirée…
Pas de billet en souvenir par contre: le vieux christ nous les a piqués. 🙂
Bernard Lamarche, Le Devoir, le 19 septembre:
Setlist trouvée sur le site officiel:
When I Hear My Name
Black Math
Dead Leaves And The Dirty Ground
I Think I Smell A Rat
Passive Manipulation
Blue Orchid
My Doorbell
Instinct Blues
Cannon
John The Revelator (Trad)
The Big Three Killed My Baby — Nous avous manqué tout ce qui précède!!!
Misirlou (Trad)
Forever Is For Her
Death Letter (Son House)
Hotel Yorba
Offend In Every Way
Screwdriver
Passive Manipulation
Sister Do You Know My Name
Little Bird
Cold Cold Night
I Want To Be The Boy To Warm Your Mother’s Heart
Red Rain
Ball And Biscuit
Rappel:
I Just Don’t Know What To Do With Myself (Bacharach/David)
The Hardest Button To Button
The Nurse
Little Ghost
Seven Nation Army
Boll Weevil (Leadbelly)