Grilles de chanson
Marilyn Manson
- Angel With the Scabbed Wings
- This Is the New Shit
- Rock Is Dead
- The Nobodies
- The Dope Show
- Kill4Me
- If I Was Your Vampire / Say10 (with snippet of « Cat People » by David Bowie)
- Sweet Dreams (Are Made of This) (Eurythmics cover)
- Drum Solo
- Antichrist Superstar
- Rappel
- The Beautiful People
Rob Zombie
- Dead City Radio and the New Gods of Supertown
- Superbeast
- Living Dead Girl
- More Human Than Human (White Zombie song)
- Get Your Boots On! That’s the End of Rock and Roll
- Electric Head, Part 2: The Ecstasy (White Zombie song)
- In the Age of the Consecrated Vampire We All Get High
- Well, Everybody’s Fucking in a U.F.O.
- Pussy Liquor
- Guitar Solo
- Thunder Kiss ’65 (White Zombie song)
- Blitzkrieg Bop
- (Ramones cover) (With the last chorus of Thunder Kiss ‘65)
- Helter Skelter
- (The Beatles cover) (Marilyn Manson didn’t show up for the duet)
- Rappel
- Dragula
Critiques externes
Marilyn Manson & Rob Zombie à Québec, un carnage de poussins?
par Jennifer Larouche, daily-rock.ca
Samedi soir, le Centre Vidéotron de Québec accueillait la tournée rock Twins of Evil: Hell Never Dies. Organisée par le promoteur LiveNation, la troisième tournée regroupant Marilyn Manson et Rob Zombie tirait à sa fin alors qu’on avait l’occasion d’assister à l’avant-dernière prestation de la tournée nord-américaine du duo rock. Les Twins of Evils ayant souvent été l’épicentre de rumeurs/controverses troublantes, vous serez déçu d’apprendre que nous n’avons eu droit qu’à un excellent spectacle. Aucun animal n’a été maltraité durant la prestation. En première partie, Palaye Royale avait l’occasion de mettre la table pour les vétérans du rock.
Palaye Royale
La formation rock canadienne a fait son entrée sur scène dans un nuage rose très dense. Palaye Royale a rapidement rempli la scène avec enthousiasme et énergie. En effet, ceux-ci sautaient, se déplaçaient souvent et interagissaient avec la foule. Malgré une foule encore parsemée, le public s’est rapidement fait interpeller par la musique. En effet, nous nous sommes rapidement surpris à taper dans les mains et à encourager la formation dès la première chanson, I Wanna Be Your Dog de The Stooges.
La formation musicale nous a également présenté plusieurs de leur composition ayant déjà plusieurs millions d’écoutes sur Spotify. Parmi les compositions du groupe entraînant les plus grandes réponses du public, You’ll Be Fine et Don’t Fuck With my Head se sont les plus démarqués. Pour leur première prestation à Québec, les cinq jeunes musiciens nous ont montré de quoi ils étaient capables, ce qui a résulté en un public ravi et surexcité. À plusieurs reprises, le chanteur nous a partagé sa joie en disant « Je t’aime! ». À la fin du spectacle, l’ambiance de feu, ou plutôt très boucanée, était enfin en place pour l’entrer en scène de Marilyn Manson.
Le retour de Marilyn Manson à Québec
Pour l’entrer sur scène du premier Twin of Evil, quoi de mieux qu’une ambiance angélique. En effet, une lumière blanche éclatante jaillissait par l’arrière du rideau alors que la chanson The Flower Duet de l’opéra Lakmé de Léo Delibes, résonnait dans le Centre Vidéotron. La chute du rideau y a toutefois mis fin lors de l’entré sur scène de Marilyn Manson jouant Angel With the Scabbed Wings, trois ans après avoir annulé son dernier spectacle à Québec.
Les premières chansons étaient séparées de pauses pendant lesquelles le chanteur était présent sur une scène sombre sous un projecteur. Tout en introduisant ses chansons et en motivant le public, le chanteur s’amusait à nous éblouir avec la réflexion du pied de son micro.
« I do not know how to ask this question in French but, Rock isn’t dead, is it? »
Marilyn Manson nous a offert une prestation intense jonglant entre jeux de lumières éblouissantes, boucane, confettis et ballounes noires. Également, plusieurs changements de costumes du chanteur permettaient de créer des mises en scène variées pour ses chansons. L’ambiance était à son apogée lorsqu’ils jouaient des classiques tels que This Is The New S**t, The Dope Show et Sweet Dreams. Pendant cette dernière, un gros mosh pit se formait au centre de la foule alors que Marilyn Manson exhibait son arrière-train. En rappel, The Beautiful People a encore une fois soulevé la foule qui était clairement comblée par l’énergie dont le chanteur cinquantenaire avait su nous partager.
Rob Zombie
À l’opposé du spectacle précédent, Rob Zombie est entré sur scène sur la chanson thème de Rocky, Gonna Fly Now par Bill Conti. Ceux-ci nous ont aussi démontré qu’ils n’avaient rien perdu de leur plaisir à jouer sur scène et de leur énergie. La présence sur la scène de 14 écrans contribuait à ajouter de l’intensité au spectacle en complétant la musique de vidéo thématique. La Telecaster blanche lumineuse de John 5, l’ancien guitariste de Marilyn Manson, n’est également pas passée inaperçue dans le décor sombre présent sur la scène.
Une salle pleine à 50%, mais des fans crinqués à 100%
La musique pesante caractéristique de Rob Zombie a su faire bouger le public qui s’est regroupé pour faire un gros circle pit d’une trentaine de personnes. Avec une dizaine de personnes montées sur des épaules et plusieurs crowd surfers, la foule regroupait clairement les fans les plus fidèles des twins du rock. La qualité du public arrivait à compenser pour la quantité alors que la salle était seulement à moitié pleine. Fidèle à son habitude, Rob Zombie a fait sa tournée du Centre Vidéotron pour rencontrer les fans de plus près pendant qu’un solo de guitare impressionnant nous gardait en haleine. Soyez sans crainte, personne ne s’est fait agripper par les cheveux cette fois-ci.
Sur la scène, Rob Zombie était accompagné de plusieurs personnages géants tels qu’un gros robot dansant et un gorille à la tête métallique. Nous avons eu l’occasion d’entendre plusieurs de leur plus grand succès tel que Superbeast, Living Dead Girl et Well, Everybody’s Fucking in a U.F.O. Ils ont également joué quelques covers dont Blitzkrieg Bop de Ramones et Helter Skelter de The Beatles.
Profitant de sa tournée pour faire la promotion de son nouveau film dont la parution est prévue le 16 septembre, Rob Zombie nous a présenté la bande-annonce de 3 from Hell. Finalement, ayant gardé la meilleure chanson pour la fin, l’attente pour Dragula a su s’assurer de maintenir l’attention du public jusqu’à la fin du spectacle. En résumé, c’était une soirée impressionnante incluant presque tous les types d’effets spéciaux qu’il est possible d’avoir sur une scène : personnages géants, jeux de lumière hallucinants, vidéo divertissants, gros ballons, confettis, objet en feu, boucane dense et costumes originaux. Impossible de s’ennuyer!
Twins of Evil : Marilyn Manson et Rob Zombie au Centre Vidéotron | Les jumeaux maléfiques font frémir Québec!
par Valérie Dionne, sors-tu.ca
La dernière fois que Manson s’est pointé à Québec, on pourra dire qu’on l’avait attendu avec impatience… pour finalement ne pas le voir du tout. C’était en 2016 et plusieurs fans avaient exprimé leur colère, même si son bassiste, Jeordie White, leur avait promis de revenir… Ce n’est que trois ans plus tard que Manson tiendra cette promesse, alors qu’il partage cette fois-ci la scène du Centre Vidéotron avec la légende de l’horror gore, Rob Zombie, dans le cadre d’une tournée conjointe intitulé « Twins of Evil – Hell Never Dies ».
Marilyn Manson
C’est après les notes envoutantes du Flower Duet de Léo Delibes (oui, vous avez bien lu) que le rideau est tombé et que Manson est arrivé sur scène dans toute sa gloire. Dès les premiers accords incendiaires d’Angel With The Scabbed Wings, la foule s’est empressée de réagir, l’accueillant à bras ouverts.
C’est qu’il était attendu le Manson. Dans les estrades, les gens ne sont pas restés de glace en se levant debout et en hurlant.
Il changera souvent de costume, passant d’une simple veste en cuir à un épais manteau de plume duquel était accroché un énorme bouquet de ballons, qui avait plutôt l’air d’un impressionnant chandelier en suspension derrière Manson grâce à un effet de lumière bien réussi.
Si Manson se montre énergique et prêt à tout pour mettre le feu au Centre Vidéotron — notamment lorsqu’il partagera un joint avec ses musiciens tout juste avant The Dope Show — le chanteur de 50 ans a connu une « drop » plus tard dans le spectacle alors qu’il apparaissait plus monotone, moins énergique. Malgré tout, il se reprendra un peu plus tard, alors qu’il nous livrera sa sensuellement satanique version de Sweet Dream, seulement éclairé des téléphones des quelques 5000 admirateurs présents.
C’était avant que ses techniciens de scène ne procèdent a un changement de tableau, alors que nous apparaissait un grand podium noir avec son fidèle insigne en forme d’éclair rouge et noir. Il monta alors sur le podium vêtu d’une toge blanche, ouvrit un livre qui s’enflamma aussitôt. Puis c’est au tour d’Antichrist Superstar de faire lever la foule, qui l’attendait depuis le tout début.
Dans tous les cas, Manson savait qu’il devait se faire pardonner de son absence trois ans plus tôt, et il aura réussi avec brio.
Rob Zombie
Alors que Manson y était allé d’une approche beaucoup plus théâtrale, Zombie, lui, se payera la traite en y allant à fond dans le cinématique et l’excès. Véritable carnaval de mise en scène spectaculaire, encadré par des écrans géants, des plateformes et des pantins allant et venant à d’un bord à l’autre de la scène. Nous n’attendions rien de moins du magicien de l’horreur.
Vêtu d’un pantalon à pompons, il dansera et sautera d’une plateforme à une autre alors que des flammes brûlantes, des clips d’horreur vintage et quelques créatures gigantesques défilent derrière lui. Nous n’avons presque pas assez d’yeux pour regarder toute l’action qui se déroulait sur scène.
Surprise générale lors du solo impressionnant de son guitariste John 5, alors que le sympathique bonhomme décidera tout bonnement, mais non sans organisation, d’aller faire un tour de piste autour du parterre, pour éclairer ses fans à coup de lampe torche et en ravir quelques-uns qui auront la chance de lui serrer la main au passage.
Certains seront déçus que Manson ne rejoigne pas Rob Zombie lors de son interprétation de Helter Skelter, populaire chanson des Beatles parue sur The White Album qui est aussi souvent associée à Charles Manson (à qui Marilyn Manson doit la deuxième moitié de son sobriquet) qui l’a utilisée de manière subversive pour tenter de promouvoir une guerre de race dans les années 1960. Zombie s’assure tout de même de livrer une interprétation énergique de celle-ci, avec en trame de fond des images des accusés du clan Manson et de leur sentence ; ça avait quelque chose de bien épeurant, mais si fascinant à la fois.
Puis, au rappel, on passe à la bande-annonce de son prochain film, 3 From Hell, à paraitre en septembre prochain.
Puis il nous dira un au revoir chaleureux sur la populaire Dragula. Bref, ce fut une soirée qui restera longtemps gravée dans le coeur des fans de métal de la ville.