Le premiers tiers de la prestation d’une heure trente était surtout consacrée aux morceaux des albums « Thirteen Tales From Urban Bohemia » et « The Dandy Warhols Come Down » avec une ou deux chansons de « Welcome to the Monkey House ». Mais on devait s’attendre à ce que le spectacle prenne tôt ou tard la même tangente que « Odditorium or Warlords of Mars », leur dernier album: planant, répétitif et psychédélique. « De la musique de drogué » comme diraient les obtus. Certains aiment, d’autres pas. Plusieurs n’aiment pas.
Peut-être trop lent pour certains, le spectacle était très bon avec un petit joint et si on connaissait le dernier opus des Dandy! Le son était agréable, laissant la place aux moments calmes puis aux effets stéréo de guitares plus puissantes. Je pense en particulier à un morceau avec de la guitare à l’effet flanger accompagné d’éclairages stroboscopiques: ça rentrait! Et contrairement à la dernière prestation des Dandy à Montréal, plus fuzzée, on a même pu entendre de la trompette!
Quiconque a déjà vu un spectacle des Dandy sait aussi que le groupe n’aime pas les rappels. Lors de leur précédente visite, ils ont aussi annoncé à l’avance qu’il n’y aurait pas de rappel. Plutôt que de terminer un chanson en lion puis sortir de la scène en silence, les Dandys laissent les instruments vibrer en ne faisant pas semblant de quitter. Je trouve ça moins hypocrite et très correct qu’ils annoncent leur intention plutôt que de décevoir certains en ignorant dans la surprise générale le rituel du rappel.
Pour finir la soirée en beauté, les Dandy qui venaient de voir leur première neige ont décidé de nous interpréter une chanson de Noël! Little Drummer Boy, avec ses pa-ra-pam-pam-pam, a réveillé ceux qui somnolaient avec un son pesant et une mélodie entrainante à la Weezer.
En définitive: très bon spectacle pour qui savait à quoi s’attendre!