Grille des chansons
- My Name Is Jonas
- Beverly Hills
- Return to Ithaka
- The Good Life
- Pork and Beans (with « 1 More Hit » intro)
- Pink Triangle
- El Scorcho
- Enter Sandman (Metallica cover)
- Undone – The Sweater Song
- Susanne (Rivers, Brian and Scott acoustic)
- Only in Dreams (Acoustic opening, rest of… more )
- The Greatest Man That Ever Lived (Variations on a Shaker Hymn)
- Island in the Sun
- Perfect Situation
- Say It Ain’t So
- Run, Raven, Run (Solo only)
- Hash Pipe
- Thank You and Good Night
- Rappel
- The Waste Land
- Surf Wax America
- Buddy Holly
Critiques externes
Weezer au Festival d’été: éternels adolescents sur les Plaines
Par Cédric Bélanger, pour le Journal de Québec
Pour une rare fois dans son histoire, le Festival d’été a misé sur le rock pour sa soirée d’ouverture en confiant les plaines d’Abraham au décoiffant combo formé de Billy Talent et des rockeurs alternatifs à l’esprit juvénile de Weezer. Ce fut un choix judicieux.
Dans une ville folle de guitare comme Québec, il est néanmoins étonnant de constater que le rock donnait le coup d’envoi du FEQ pour la première fois depuis le concert de Van Halen lors de la journée anniversaire du 400e… en 2008.
Les deux têtes d’affiche du jour ont pris deux parcours différents pour séduire les festivaliers. À l’énergie contagieuse de Billy Talent, la bande de Rivers Cuomo a opposé son sens de la dérision de même que le son typiquement lourd et les mélodies plus lentes des années 1990.
Le jeu des comparaisons a désavantagé Weezer, qui en était à sa première présence au FEQ depuis 2013.
Malgré une exécution sans faille de ses quatre musiciens de grand talent, leur prestation, lancée avec aplomb grâce au doublé My Name Is Jonas et Beverly Hills, a parfois laissé une partie du public de glace, surtout quand le groupe allait piger dans des zones plus obscures de son répertoire.
La surprise Metallica
Rivers Cuomo, qui arbore toujours son look de premier de classe même s’il a 53 ans, le guitariste Brian Bell, le bassiste Scott Shriner et le batteur Patrick Wilson, qui portait fièrement un gaminet des Nordiques, avaient quand même des as dans leur manche.
Friand de reprises, Weezer avait préparé une surprise pour les gens de Québec : une relecture assez bien rendue d’Enter Sandman. Avec du Metallica sur les Plaines, c’est impossible de manquer son coup.
En plus des succès Island in the Sun, Hash Pipe et Pork and Beans, le quatuor a joué pas moins de six titres de son fameux album bleu de 1994, socle de sa discographie.
Ce sont d’ailleurs Say It Ain’t So, chantée en chœur par le public et le groupe, et l’irrésistible Buddy Holly, qui ont encore la faveur des admirateurs de Weezer, c’est indéniable.
Tableau de bord
La mise en scène était kitsch, à l’image du sens de l’humour d’un groupe qui semble ne toujours pas se prendre au sérieux.
Sur l’écran géant en fond de scène, des séquences d’animation en bande dessinée appuyaient leur rock alternatif, tandis qu’une plateforme en forme de grand tableau de bord d’une voiture d’époque, volant inclus, avait été déposée au milieu de la scène, façon peut-être de nous signifier qu’ils sont de vieux routiers.
Rivers Cuomo s’est d’ailleurs amusé à tourner les gros boutons du volume de la radio de char qui s’y trouvait pour inciter la foule à crier plus fort.
Puis, au milieu de leur prestation, Cuomo, Bell et Shriner se sont mis en formule acoustique pour chanter Susanne, une vieille et amusante composition écrite en l’honneur de la secrétaire de leur maison de disques à leurs débuts, qui « était très gentille avec nous », a expliqué le chanteur.
Bref, ce sont d’éternels adolescents, et au-delà des mélodies rock bien tournées, c’est encore ce qui a fait leur charme, jeudi, lors de ce coup d’envoi réussi du Festival d’été de Québec.
FEQ : «Weezer aime Québec!» et Québec le lui rend bien!
Par Valérie Marcoux, pour Le Soleil
«Weezer aime Québec!» a lancé Rivers Cuomo devant la foule conquise qui remplissait les plaines d’Abraham jeudi soir. Avec l’aide de Billy Talent qui jouait avant lui, le groupe californien a réussi à faire oublier la chaleur intense qui régnait en cette première journée du Festival d’été de Québec (FEQ).
Un tableau de bord surdimensionné avait été installé sur la scène en l’honneur du Indie Rock Road Trip dans lequel se sont lancés les membres de Weezer cet été.
Après avoir ouvert leur concert avec une version tonitruante de My Name Is Jonas, ils ont invité les festivaliers à embarquer dans leur aventure musicale.
Vêtu d’un t-shirt des Nordiques, le batteur Patrick Wilson s’en donnait à coeur joie pendant que Rivers Cuomo et Brian Bell rivalisaient de virtuosité sur leurs guitares.
Les vedettes de la soirée n’ont pas fait attendre la foule et ont tout de suite enchainé avec la populaire Beverly Hills. Les bras dans les airs, la foule tapait des mains en imitant les animations colorées qui défilaient sur l’écran derrière les musiciens.
Weezer est doué pour enchainer les explosions de sons abrasifs et les mélodies caressantes.
Quand il était perché sur le tableau de bord, Cuomo ressemblait à une de ses figurines dont la tête bouge au rythme de la route.
Entre quelques refrains et accroches pop, le groupe a déployé l’artillerie lourde, en proposant une reprise efficace de Enter Sandman de Metallica. Ils sont capables d’avoir un son beaucoup plus explosif sur scène que ce qu’ils présentent sur leurs albums!
Ils ont aussi joué Hash Pipe, une des chansons préférées du bassiste Scott Shriner.
Dans un moment intime et comique, Shriner et Bell ont rejoint Cuomo pour chanter en chorale Susanne.
« Ce n’est pas un vrai road trip tant que papa n’a pas pris une photo », a insisté Cuomo en sortant un polaroid pour immortaliser la foule.
Théâtral, le chanteur à la bouille sympathique alternait les accessoires selon les besoins des chansons. Il s’est affublé d’un chapeau de cowboy pour Greatest Man That Ever Lived. Il l’a ensuite troqué pour des lunettes de soleil au moment d’entamer la caressante Island In The Sun.
Les petits moments plus tranquilles où on se laisse bercer par les mélodies comme par des vagues n’étaient pas désagréables après l’intensité du début de la soirée.
Est-ce que le spectacle s’est essoufflé ou a-t-il épousé l’énergie de la foule qui transpirait sous un soleil de plomb depuis 19h? Chacun aura sa propre lecture de la fin de cette excitante journée.
On aurait pu croire que le groupe terminerait la soirée avec Thank You And Good Night – extrait de leur récent projet SZNZ -, mais il avait encore quelques surprises en réserve pour clore cette première soirée de festival…
Cuomo et ses complices ont bouclé la boucle en terminant avec un autre succès de 1994, Buddy Holly.
Billy Talent: apparition surprise d’Aaron Solowoniuk
En début de soirée jeudi, le défi n’était pas de réchauffer la foule, mais plutôt de lui faire oublier la chaleur. Et c’est exactement ce qui s’est produit quand les membres de Billy Talent sont apparus sur la scène des plaines d’Abraham.
Atteint de la sclérose en plaques, le batteur original de la formation est absent depuis 2016. Les festivaliers ont eu toute une surprise quand Aaron Solowoniuk est arrivé sur scène pour interpréter Pins & Needles.
Crisis of Faith, le titre du plus récent album de Billy Talent, était bien visible sur son instrument. Le groupe a joué quelques-uns de ses récents titres (Hanging Out, End Of Me et Reckless Paradise) tout en faisant une place de choix aux pièces qui ont charmé le public au début des années 2000.
D’ailleurs, le premier album de Billy Talent fête ses 20 ans ce mois-ci. Le quatuor ontarien a pris un plaisir spécial à offrir au public Try Honesty, le premier extrait de ce disque à avoir été dévoilé en 2003.
Nombreux, les adeptes du groupe punk rock canadien étaient déjà bien visibles dans les files pour entrer sur le site du FEQ. La chaleur n’a pas découragé les festivaliers qui remplissaient le site. Seules les estrades de la zone signature Bell étaient encore un peu dégarnies.
Dégoulinant de sueur, le chanteur Benjamin Kowalewicz était à la hauteur de sa réputation. Sa voix, quand il a entamé Devil In A Midnight Mass, a rapidement ravivé des souvenirs.
Comme la coupe de cheveux du guitariste Ian D’Sa, celle-ci semble figée dans le temps. D’ailleurs, les musiciens sont fiers de dire qu’ils jouent avec la même passion que lorsqu’ils avaient 17 ans.
En effet, le groupe conserve toute la fougue et l’énergie de sa jeunesse.
D’Sa a offert des solos absolument électrisants, notamment pendant l’inoubliable Rusted From The Rain. Évidemment, les festivaliers ont eu droit aux mégas succès Devil On My Shoulder et Red Flag.
Une foule très réchauffée
Le site des plaines d’Abraham a accueilli ses premiers festivaliers autour de 18h20 jeudi. La chaleur était encore intense (31º t. ressentie 41º) quand Les Shirley ont inauguré la Scène Bell.
Par chance, la flamme de ce groupe de punk rock montréalais était encore plus brûlante.
« Je suis de Québec et je suis venue voir le Festival d’été de Québec toute ma jeunesse », s’est exclamée la chanteuse et guitariste Raphaëlle Chouinard.
Comme ses complices Lysandre Bourdages (batterie) et Sarah Dion (basse), elle s’est avérée une féroce musicienne.
Charismatique et énergique, le trio de rockeuses était un bon choix pour lancer les festivités!