Grille de chansons
- Quiet
- Empires
- Bullet With Butterfly Wings
- Today
- We Only Come Out at Night
- Cyr
- Once in a Lifetime (Talking Heads cover)
- Solara
- Eye
- Ava Adore
- Tonight, Tonight (Billy and James acoustic)
- Stand Inside Your Love
- I of the Mourning
- Cherub Rock
- Zero
- 1979
- Beguiled
- Silverfuck
Critiques externes
Smashing Pumpkins au Centre Vidéotron: ce feu qui brûle toujours
Par Cédric Bélanger, Journal de Québec
L’existence de Smashing Pumpkins n’a pas été un long fleuve tranquille, mais lors d’une trop rare visite à Québec, jeudi soir, au Centre Vidéotron, la bande de Billy Corgan a prouvé qu’elle a encore le fameux feu sacré.
Oui, une fureur rock adolescente habite encore Smashing Pumpkins, toujours vivant malgré les chicanes, les ruptures et un passage à vide dans les années 2000, et qu’on ne voyait que pour la deuxième fois dans la capitale, vingt-six ans après leur passage au Colisée, en 1996.
Ça explique sûrement en bonne partie pourquoi les gradins étaient loin d’être remplis. Or, ceux qui se sont déplacés ont eu droit à une performance rock inspirée, de haut calibre.
L’entrée en matière a été retentissante. Mené par un Billy Corgan en plein contrôle autant vocalement qu’avec sa six cordes, le groupe de Chicago a lancé le concert sur les rythmes lourds de Quiet, a expédié la prometteuse nouveauté Empires puis a semé la joie dans la foule en déballant coup sur coup Bullet With Butterfly Wings et Today.
« Bonsoir Québec, nous sommes les Smashing Pumpkins », a ensuite eu la délicatesse de nous dire, en français, James Iha, l’un des deux musiciens originaux sur scène avec Corgan et le batteur Jimmy Chamberlin.
Les années 1990 à l’honneur
Décidément, les nostalgiques du rock des années 1990 ont été servis cette année, à Québec. Avant les citrouilles de Billy Corgan, Pearl Jam, Rage Against The Machine, Alanis Morissette sont tous venus brasser des souvenirs de la dernière grande décennie du rock alternatif.
Même si l’alignement de chansons touchait à toutes les époques et donnait beaucoup de place aux titres quasi métalliques de l’album triple ATUM, prévu en 2023, Smashing Pumpkins a pris soin de mettre de l’avant ses classiques nés entre 1993 et 1995. Pour notre plus grand plaisir.
La moitié du concert a donc été consacrée aux albums Siamese Dream et Mellon Collie and the Infinite Sadness, desquels ont été tirées de très jolies versions de We Only Come Out At Night et Tonight, Tonight dans ce qui constituait les moments de recueillement de la soirée.
La déroutante reprise de Once in a Lifetime, des Talking Heads, a aussi fait son effet tout comme les effluves new wave de la plus récente Cyr, sauf que comme l’a signalé Billy Corgan, on était là pour entendre les succès.
Ça tombe bien, un triplé incendiaire se pointait. Électriques à souhait, Cherub Rock et Zero, celle-ci soigneusement jumelée à des images de vieux films muets projetées sur deux grands écrans dont le groupe a fait usage avec bon goût toute la soirée, ont mis la table pour la mélodique1979.
Titres escamotés
Comme la veille à Montréal, les Pumpkins ont quitté après la violente Silverfuck, escamotant trois titres joués ailleurs sur la tournée, dont Disarm.
Le forfait de Jane’s Addiction, qu’on attendait en première partie, en raison d’une blessure subie par son chanteur Perry Farrell, la semaine dernière, en a déçu plusieurs, avec raison. Heureusement, Our Lady Peace, appelé en relève pour les dates canadiennes, a représenté une solution de rechange plus qu’acceptable.
En une heure bien tassée, le groupe torontois a offert un bref, mais efficace survol de son répertoire, sans omission flagrante, si ce n’est Naveed, jouée à Toronto, mais absente au Québec. Les Starseed, One Man Army et 4am y étaient.
Tonitruantes, les guitares de Raine Maida, qui a évité à quelques reprises les notes aiguës au chant, et de Steve Mazur de même que la basse de Duncan Coutts ont régulièrement testé les limites de nos tympans, notamment dans les électrisantes Superman’s Dead et Mountain Song, une reprise de Jane’s Addiction présentée sous forme d’hommage aux absents de la soirée.
The Smashing Pumpkins fait vibrer le Centre Vidéotron
Par Élizabeth Lepage-Boily, showbizz.net
La formation américaine de rock alternatif The Smashing Pumpkins s’arrêtait au Centre Vidéotron ce jeudi 27 octobre.
Le groupe, qui a connu ses heures de gloire au milieu des années 1990, était en pleine forme. Billy Corgan, particulièrement en voix, a remercié ses fans d’être présents, en français svp. Il a lancé la soirée – avec seulement quelques petites minutes de retard – en entonnant la pièce « Quiet », datant de 1993. Déjà, les spectateurs étaient debout, les mains dans les airs.
Surplombés d’une étoile lumineuse et de deux écrans géants sur lesquelles on projetait tantôt des images des vidéoclips, tantôt des paroles, les quatre membres du groupe s’en sont donné à coeur joie, même s’ils sont restés somme toute assez statiques. Notons que, comme à Montréal, la choriste Katie Cole n’était pas présente.
À la mi-parcours, Billy Corgan et James Iha se sont retrouvés seuls sur scène et ont pris un moment pour discuter avec la foule, saluant, entre autres, le fait qu’on entaille des arbres et fasse notre propre sirop d’érable. Un échange décousu, mais franchement amusant. Ce n’est pas parce qu’on porte une tunique noire qu’on ne peut pas se permettre des moments plus décontractés et candides. Le chanteur a également souligné sa surprise de voir plusieurs fans de moins de 30 ans dans la salle.
C’est lorsque The Smashing Pumpkins a interprété son succès « 1979 » que les spectateurs ont crié le plus fort. Ils hurlaient le refrain à plein poumon. Vers la fin, les artistes se sont également permis des envolées musicales torrides, qui ont fait vibrer l’amphithéâtre de Vidéotron et ravi les mélomanes.
Comme la veille au Centre Bell, le spectacle a été écourté de trois chansons, soit « Neophyte », « Disarm » et « Harmageddon ».
Our Lady Peace
C’était nul autre que le groupe rock canadien Our Lady Peace qui précédait l’acte principal. Au départ de cette tournée, The Smashing Pumpkins était accompagné par Jane’s Addiction, mais suite à une blessure du chanteur lors d’une prestation au Madison Square Garden, elle a dû être remplacée.
On doit dire que la bande de Raine Maida a fait bonne figure auprès des fans des Pumpkins. Ils ont interprété leurs plus grands succès en carrière – « Superman’s Dead », « Innocent » et « Somewhere Out There », au grand bonheur des fans, qui sont restés somme toute assez sages.
Les années 90 à l’honneur avec Smashing Pumpkins
Par Marie-Claude Boileau, Le Carrefour de Québec
De la rare visite s’est arrêtée hier soir au Centre Vidéotron. The Smashing Pumpkins étaient en visite à Québec dans le cadre de leur tournée Spirits on Fire. Le concert a été un beau voyage dans les années 1990.
The Smashing Pumpkins a ouvert le concert avec Quiet. Billy Corgan, James Iha, Jimmy Chamberlin, Jeff Schroeder étaient accompagnés de deux autres musiciens. La formation américaine nous a ensuite donné un avant-goût de leur prochain album Atum : A Rock Opera in Three Acts avec Empires. Le premier volet de cet opéra rock sortira au printemps. Au cours de la soirée, ils nous présenteront également Beguiled que l’on pourra entendre sur ce disque.
Dès les premières notes de batterie de Bullet With Butterfly Wings, le public s’est montré fébrile. Puis, Corgan a chanté « The world is a vampire », et l’ambiance a monté d’un cran. Avec ses rifs caractéristiques, Today a tout aussi été bien accueilli par les spectateurs qui ont chanté en choeur la chanson avec le groupe. We Only Come Out at Night, tirée de Mellon Collie and the Infinite Sadness, bien représenté tout au long de la soirée, et CYR ont suivi.
Les Smashing Pumpkins a semblé se faire plaisir avec Once In A Lifetime. La chanson leur a permis de démontrer leur talent avec un air plus lourd rock, plus punk. Bref, ce fut un bel hommage aux Talking Heads.
Avec Solara, on est resté dans les mêmes sonorités. Des guitares lourdes et rock soutenus par un drum très présent. On a d’ailleurs eu droit à un long solo. Les pièces Eye et Ava Adore ont suivi.
Billy et le guitariste James ont ensuite pris une pause de punk pour interpréter Tonight, Tonight en version acoustique. Écrite en 1994, cette pièce a fait la renommée de la formation. Ils ont nous offert un des beaux moments du concert. Quoique on aurait préféré la version plus rock. Ça reste une belle chanson.
Cet intermède acoustique fut bref. Les Smashing Pumpkins sont retournés dans ce qu’il font de mieux avec Stand Inside Your Love, I Of The Mourning, Cherub Rock et Zero. La chanson 1979 fut un autre des beaux moments de la soirée.
Our Lady Peace : Du rock nostalgique
En remplacement de Jane’s Addiction, qui a dû se retirer de la tournée des Smashing, Our Lady Peace a livré une bonne performance. Du bon rock qui vous rend nostalgique sans toutefois suscité de vives émotions.
Le groupe canadien a lancé la soirée avec The Message, une chanson tirée de leur plus récent album. Moins connue, elle n’a pas semblé tant toucher le public. Mais c’était une belle entrée. Superman’s Dead, une des pièces maîtresses de Clumsy, a suivi. Cette dernière a été accueillie plus chaudement. Puis, Innocent nous a replongé dans les années 90.
Leur présence n’ayant pas été planifié, Our Lady Peace a voulu rendre hommage à Jane’s Addiction. Raine Maida a raconté qu’il avait vu le groupe à Toronto à 16 ans. Il est entré par la porte arrière d’un bar pour pouvoir les entendre. «Nous sommes tristes qu’il ne soit pas là», a-t-il confié avant d’interpréter Mountain Song.