Paul McCartney


21 juillet 2008

Le spectacle de Québec à vol d\'oiseau

Ma mère loue un appartement dans une de ces grandes maisons de la rue des Braves, tout près du Parc des Braves, où s’est tenue la Bataille de Sainte-Foy. Selon Wikipedia, cette bataille fût le « le dernier battement de cœur de la France coloniale au Canada ». Ça résume bien. Mais je vous recommande de lire la description détaillée de la bataille qui a résulté en une victoire contre les Anglais par des troupes parties de Montréal sous le commandement de Lévis. Sans les renforts anglais qui sont par la suite arrivés par bateaux avant ceux des français, Québec serait redevenue française.

Chez ma mère, ma soeur, son chum et leur fille sont venus nous rejoindre pour souper en cette journée de visite de Sir Paul McCartney. Mon père était de la partie, venant avec enthousiasme prêter main forte à ma mère pour garder la petite, le soir venu, pendant que nous, les jeunes adultes, irions sur les Plaines, quelques minutes à pied de là, vers l’Est.

Dès l’heure du dîner, j’observai des gens arriver de l’extérieur, à pieds ou en voiture. Sur l’heure du souper, la rue était des deux côtés pleine de voitures garées. Nous avons bien mangé, bien bu, puis nous nous sommes aventurés vers les Plaines, avec le petite en poussette. Je croyais que la zone B, celle où les gens pouvaient attendre en après-midi, était en face du Musée du Québec, là où aura lieu le spectacle de Céline. J’avais mal lu le plan: la zone B commençait assez loin derrière le musée. On su qu’on y était lorsqu’on vit les déchets au sol. Et à partir des premières toilettes chimiques sur l’accès asphalté, les grand-parents et la petite durent prendre la direction des rues du Vieux-Québec. Heureusement, ils ont entendu une bonne partie du spectacle et la petite allait se faire aller les mains en dansant avant de tomber de sommeil.

Ma soeur, son chum et moi sommes avancé jusqu’où la foule était dense, sur une butte permettant d’apercevoir, le cou bien étiré, le second écran géant. De notre point de vue, l’écran était loin d’être géant et il se situait derrière la scène! Mais le son y était très bien, comme nous avons pu le constater quand McCartney nous balança en guise de première chanson, « Jet », une toune que j’avais presqu’oubliée et que j’ai toujours bien aimée. La soirée était commencée, finalement, après controverses, rumeurs et attentes enthousiastes. Mon beau-frère était allé chercher deux bières, pour sa blonde et lui, moi préférant m’abstenir pour ne pas avoir à aller aux toilettes.

Notre point de vue, dans la Zone B+

« Bonsoir les Québécois ».

Applaudissement de la foule.

« Bonsoir tout la gang » avec un « gang » bien Québécois.

Applaudissements de la foule.

Puis un classique des Beatles: « Drive my car ». Le monde trippait tout autour de moi, des plus vieux aux bambins. Après un rock plus récent et plutôt ordinaire de sa carrière solo, Sir Paul osa s’adresser un peu plus longuement à la foule:

« All right, thank you. Merci beaucoup. »

Applaudissements de la foule.

« OK, soooo… Je par-lé seulement un petit peu français ».

Hurlements de la foule.

« Un petit peu, seulement. So I will be speaking only in English ».

Silence total de la foule.

Du moins de notre point de vue. Ceux qui visionnèrent plutôt le spectacle en direct à la télévision purent entendre un parterre plus collaboratif, mais d’où j’étais, j’ai senti une malaise. La foule n’était pas sûre. Avait-elle seulement bien compris? Il y avait une petite gêne en tout cas! Et, selon ce que j’ai pu voir en regardant la rediffusion du spectacle par le Canal Indigo, McCartney m’a semblé avoir ressenti une certaine gêne aussi. Il ajouta que pour ceux qui ne comprennaient pas, il y aurait une traduction à l’écran, nous implora presque avec un « Come on! ». Puis, en se roulant les manches, de conclure calmement: « I think most of you get it. »

Foule silencieuse.

Ou anxieuse? Non… Les Plaines demandaient seulement à être conquise par cet autre Anglais. « Conquise » au sens où Jacques Godbout et René-Daniel Dubois l’entendaient dans leur documentaire « Le sort de l’Amérique ». Et McCartney de poursuivre avec un autre classique des Beatles, « All My Loving ».

Après un autre morceau de sa carrière solo que je ne connaissais pas, il continua son opération charme: « C’est ma première visite à Québec, and it’s a great place… I love it! ». Puis ce fut le tour d’une troisième chansons des Beatles, l’excellente « Got To Get You Into My Life ». Toute la soirée, McCartney ferait la belle part aux chansons du Fab Five. Celles-ci comptèrent au bout du compte pour les deux-tiers du spectacle, nous confirment les journaux du lendemain.

  • Jet
  • Drive My Car (Beatles)
  • All My Loving (Beatles)
  • Flaming Pie
  • Got To Get You Into My Life (Beatles)
  • Let Me Roll It
  • C Moon
  • My Love
  • Let ‘Em in
  • Fine Line
  • The Long And Winding Road (Beatles)
  • Dance Tonight
  • Blackbird (Beatles)
  • Calico Skies
  • I’ll Follow The Sun (Beatles)
  • Michelle (Beatles)
  • Mrs Vanderbilt
  • Eleanor Rigby (Beatles)
  • Something (Beatles)
  • A Day In The Life/Give Peace a Chance (Beatles)
  • Good Day Sunshine (Beatles)
  • Too Many People/She Came Through The Bathroom Window (Beatles)
  • Penny Lane (Beatles)
  • Band On The Run
  • Birthday (Beatles)
  • Back In the USSR (Beatles)
  • I Got A Feeling
  • Live And Let Die
  • Let It Be (Beatles)
  • Hey Jude (Beatles)

RAPPEL

  • Lady Madonna (Beatles)
  • Get Back (Beatles)
  • I Saw Her Standing There (Beatles)

SECOND RAPPEL

  • Yesterday (Beatles)
  • Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band/The End (Beatles)

Enfin notre drapeau au 400e!Nul doute que Sir Paul conquit la foule autant avec sa musique qu’avec son attitude générale très cool, notamment ses efforts subséquents pour parler français. Car son « I will only be speaking in English » était une blague bien british: Paul nous a parlé dans notre langue presqu’à chacune de ses interventions. Et il nous a heureusement offert la seule chanson des Beatles avec un peu de français, « Michelle ». Ce fut un moment très fort pour moi, pour des raisons personnelles qui n’ont rien à voir avec ma ferveur nationaliste ou ma francophilie.

Au moment où notre trio reculait vers la sortie, dans une foule moins dense, j’ai aussi pu entendre cet excellent thème de James Bond qu’est « Live And Let Die ». Les Plaines coiffées d’un feu d’artifice, ce fut pour nous, et probablement plusieurs milliers d’autres spectateurs, le clou de la soirée.

Abbey Road (Not!)Sur le chemin du retour, nous avons pu entendre distinctement « Let It Be » et « Hey Jude » avant que les chansons ne deviennent méconnaissables, arrivés sur la rue Cartier. Fatigués d’être debouts, nous avons cassé la croûte aux « Délices de Charlot ». La terrasse y était pleine, alors nous avons mangé à l’intérieur, nos derrières bien assis sur des chaises coussinées. Le temps de manger nos sandwichs, le restaurant se remplit à rabord, semant un certain chaos derrière le comptoir.

J’hésitais encore à aller dormir chez mon père, à Sainte-Foy, ou chez ma mère, sur la rue Des Braves. Mais en passant par les petites rues du quartier et, surtout, en croisant ces interminables files doubles qui attendaient l’autobus, j’ai vite choisi de ne pas tester par moi-même le système de transport exceptionnel que la STC avait mis sur pied.

J’ai terminé ma soirée au Parc des Braves, avec mon beau-frère, à siroter une bière et à revoir ce que nous avions pu enregistrer avec nos petites caméras. Le chemin Sainte-Foy était rempli de voitures en direction Ouest. Un babyboomer aux cheveux longs, fan collectionneur des Beatles, nous jasa cela un temps, nous livrant sa critique personnelle et nous apprenant que Paul McCartney avait battu le record du spectacle se terminant le plus tard sur ce site. Puis nous sommes allés nous coucher, heureux et satisfaits de notre soirée, qui s’était déroulée paisiblement, sans la moindre anicroche, comme pour quelques 250 000 autres personnes. À 2h00 du matin, le Chemin Sainte-Foy était redevenu vide. Québec s’endormait, repue et béate.

Le lendemain, le Maire Lebeaume déclara:

On a démontré qu’on était capable de faire des choses et il faut continuer. On avait un exercice psychologique à faire après les échecs qu’on a vécus par le passé. Maintenant, l’exorcisme est fait.

Vous savez quoi? Je suis d’accord avec Lebeaume. Du moins j’espère qu’il dit vrai. Si Paul McCartney a réellement permis cela, je l’en remercie doublement!

Maintenant la question qui tue: est-ce que McCartney, si cool soit-il, aurait tant parlé français s’il n’y avait pas eu la controverse que l’on connait?

Paul McCartney

15 réflexions au sujet de « Paul McCartney »

  1. Merci brem. Ouin, « Lady Madonna », après que McCartney soit revenu sur scène en agitant un drapeau du Québec! Il en manquait une autre également. J’avais aussi attribué aux Beatles un morceau des Wings. Sans compter que la liste publiée par Le Soleil était erronée: deux morceaux manquaient, dont « Birthday » avec laquelle le Monsieur de 66 ans souhaita Bonne Fête à la vieille dame de 400 ans!

  2. À la question qui tue, je pense qu’il faut répondre « oui ». Un article de Cyberbresse daté du 12 juillet rapportait que McCartney prenait des cours de français, alors que la controverse est apparue vers le 17, au plus tôt le 16. Curzi et ses semblables n’ont donc rien pour se consoler: ils ont eu l’air fou, un point c’est tout.

  3. Fuck les phoques!

    Non, il en a pas parlé. Et il n’y a pas eu de Madelinots revendiquant avec des pancartes pendant le concert.

  4. Mario Garon dit :

    Super spectacle

    Je m’en veut de l’avoir manqué

    (Je ne pouvais pas me déplacer)

    Paul est un de mes chanteur préféré

    Et c’est un honneur de le recevoir

    MERCI PAUL

  5. Oui il aurait parlé français pareil sans la controverse. À Kiev il a bien parlé russe. Bref, je pense qu’il s’en est pour ainsi dire, tabarnaqué de notre controverse 🙂

  6. Mario Garon dit :

    Même avis que Brem.

    Il aime simplement les langues.

    Et, il fait tout ce qu’il peut pour s’intéresser à la culture, pour son plaisir.

    Avec sa fortune, il n’a plus besoin d’argent: il chante parce qu’il a le feu sacré.

    Je m’en fous de cette soi-disant contreverse.

    Ce ne sont qu’une bande de xxx qui l’ont introduite.

  7. Je ne suis pas si sûr qu’il s’en soit tabarnaqué!

    S’il se souciait du contexte dans lequel il donnerait son spectacle avant même la controverse, alors il a certainement dû s’en soucier après avoir été mis au courant de celle-ci. Il a plutôt fait avec, selon moi.

    Je serais curieux de savoir s’il a le moindrement envisagé de brandir le drapeau du Canada à la place du fleurdelisé?

    Je crois que les organisateurs de Québec ne lui en ont pas laissé le temps. Il a seulement, en toute fin de spectacle, porté un coupe-vent probablement confectionné par Roots avec le mot « QUÉBEC » en gros, et un petit « Canada » dessous.

    Et je crois qu’il n’a dit « Canada » qu’une seule fois.

  8. @brem

    Je pense à ça. N’es-tu pas de Lévis, ou de ses environs? Comment ça c’est passé là-bas? Y es-tu allé sur ce site qui pouvait contenir 100 000 personnes?

  9. Non, je me suis rendu à Québec vers 18h… évidemment, je suis resté « pogné » en arrière de la scène, sur le haut de la colline à regarder les écrans géants entre deux sandwiches effoirés 🙂

    Bref, c’est comme si j’avais regardé le show à partir de Lévis, mais sur les plaines 🙂

  10. La chef du PQ Pauline Marois passe l’éponge sur la controverse McCartney

    QUEBEC – Pour éviter une nouvelle « affaire McCartney », les députés du Parti québécois devront à l’avenir observer scrupuleusement leur « devoir de réserve » à l’égard des pétitions en tous genres qu’on leur présente.

    La chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a cru bon de rappeler ce principe de base à ses députés à la suite de la controverse ayant entouré le spectacle de Paul McCartney sur les plaines d’Abraham à Québec, le 20 juillet dernier.

    « Il faut faire preuve de prudence. Quand on est député, il faut observer un devoir de réserve envers les pétitions. Je leur ai dit et peut-être que cela nous servira de leçon pour la suite des choses », a confié Mme Marois, en entrevue à La Presse Canadienne plus tôt ce week-end.

    La leader du PQ faisait allusion à ses députés de la région de Montréal, Martin Lemay, Daniel Turp et Pierre Curzi, qui sans consulter leur chef, s’étaient associés le mois dernier une pétition s’insurgeant contre la venue d’un chanteur britannique à l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec.

    En dépit de la controverse soulevée par l’initiative des députés, la chef péquiste ne croit pas que le Parti québécois portera les stigmates de cet épisode. De fait, elle se dit convaincue que l’affaire a été montée en épingle à la faveur de l’été, une saison durant laquelle l’actualité tourne au ralenti.

    D’un ton badin, elle fait aussi remarquer que le tapage médiatique concernant cette pétition a eu somme toute un effet positif sur la prestation du Britannique.

    « Est-ce qu’on peut se dire que tout cela a fait en sorte que McCartney a été absolument adorable pendant son spectacle? Il a brandi le drapeau du Québec, il nous a fait des clins d’oeil formidables », a lancé Mme Marois en éclatant de rire.

    Initiée par le peintre et sculpteur Luc Archambault, la pétition décriait la « Canadianisation » et le « détournement »des fêtes du 400e aux dépens des artistes locaux et des francophones.

    Porte-parole de son parti en matière de culture, M. Curzi avait même affirmé que le choix de l’ancien bassiste des Beatles comme tête d’affiche des festivités était « la goutte qui fait déborder le vase ».

    L’affaire a rapidement fait le tour de la planète. Des quotidiens britanniques ont rapporté que le Québec réservait un accueil hostile au chanteur. Au pays, des journaux anglophones en ont profité pour écorcher le mouvement souverainiste, dénonçant ses relents de « xénophobie ».

    La controverse prenait une telle ampleur, qu’à trois jours du spectacle, la chef du PQ émettait un communiqué pour se dissocier de l’initiative des députés Curzi, Turp et Lemay.

    « Je l’ai fait pour éviter les interprétations et les amalgames, car s’il y a un parti qui est ouvert sur le monde, c’est bien le nôtre », a-t-elle expliqué.

    Mme Marois soutient qu’elle n’avait pas été informée au préalable de l’intention de ses députés de se joindre à la croisade du peintre Archambault. Même si elle concède que les trois élus péquistes ont « peut-être » manqué de prudence, elle ne leur en tient pas davantage rigueur et passe l’éponge.

    « Quant à moi, la page est tournée, a tranché la députée de Charlevoix. Ce n’était pas dans l’intention de Pierre Curzi et de nos collègues de dénoncer la venue de Paul McCartney. Les commentaires portaient beaucoup plus sur ce qui se passe au 400e depuis le début. »

    Selon elle, il est manifeste que le gouvernement Harper a voulu évacuer toute la réalité historique francophone de la fête et que cela mérite d’être mis en relief.

    « Il y a une mainmise du fédéral assez forte. On a pu le constater lors du lancement des activités en présence de la gouverneure générale du Canada », a-t-elle rappelé.

    Absente de Québec le 20 juillet, la leader souverainiste n’a pas assisté à la prestation de l’ex-Fab Four sur les lieux de la Conquête britannique de 1759. Mais à ce qu’elle en sait, sir Paul « a fait un superbe spectacle à la hauteur des attentes et même plus ».

  11. Une lettre au lecteur parue il y a une couple de semaines dans le Devoir:

    La poussière étant retombée, il m’importe aujourd’hui de conclure le débat sur l’affaire Archambault-McCartney, que d’aucuns ont jugé ridicule et non avenu. Je spécifierai tout de suite que j’ai bien lu et relu le texte que Luc Archambault, contrairement à tant d’admirateurs inconditionnels de l’ex-Beatle qui n’ont vu ou voulu y voir qu’une diatribe irrévérencieuse à l’endroit de sir Paul, icône universelle et mégastar intouchable.

    J’ai été consterné par les réactions fielleuses que les fans du dieu britannique ont déversées dans le site Internet où l’on peut lire le rappel historique que M. Archambault a voulu proposer modestement à l’auteur de Give Ireland to the Irish (ces commentaires hargneux forment un bon tiers des pétitionnaires). L’insulte semble être la seule arme des fédérastes sectaires qui polluent ce site par leurs commentaires agressifs, dignes de néonazis primaires. Il est évident que ceux-ci n’ont pas lu (mais savent-ils lire?) la lettre de bienvenue qu’Archambault a écrite à sir Paul simplement pour le sensibiliser au fait français au Québec (quelqu’un a-t-il pris la peine de la traduire à Monsieur Yesterday?). Est-ce un crime de vouloir informer nos amis étrangers? J’aime beaucoup les Beatles, tout le monde les aime, mais qu’est-ce que les artistes anglophones connaissent en dehors de leur sphère linguistique? L’amour que les mélomanes du monde entier expriment aux artistes anglais et américains, faut-il le rappeler, n’est pas réciproque. McCartney pourrait-il nommer un seul artiste qui ne chante pas dans sa langue? Il y en a encore des milliers, même si Pascale Picard préfère vendre son âme! McCartney a-t-il déjà entendu parler de Vigneault, de Brel, de Gainsbourg, de Renaud, de Souchon…? A-t-il déjà entendu la Complainte du phoque en Alaska? Il faudrait lui poser la question. Accuser certains Québécois de fermeture d’esprit relève d’une mauvaise foi pour le moins désolante. Les chansons en français, italien, espagnol, russe ou même en serbo-croate devraient être diffusées dans le monde entier, y compris en Angleterre et aux États-Unis, ce qui n’est pas le cas, car cette planète est dominée depuis belle lurette par l’anglomanie. Je remercie donc Monsieur Archambault pour son ouverture d’esprit. Grâce à lui, peut-être a-t-on suggéré à sir Paul de prononcer plusieurs mots en français et même de brandir notre drapeau national!

    La dernière phrase…

    Grâce à lui, peut-être a-t-on suggéré à sir Paul de prononcer plusieurs mots en français et même de brandir notre drapeau national!

    Et bien, tout indique que c’est faux: McCartney faisait déjà des efforts dans ce sens avant la lettre d’Archambault et la controverse qui a suivi.