Jack White


13 novembre 2018

Grille de chansons

  • Over and Over and Over
  • When I Hear My Name The White Stripes
  • Screwdriver The White Stripes (tease)
  • The Hardest Button to Button The White Stripes
  • Corporation
  • Hotel Yorba The White Stripes
  • I Cut Like a Buffalo The Dead Weather
  • Trash Tongue Talker
  • Dead Leaves and the Dirty Ground The White Stripes
  • Why Walk a Dog?
  • You’ve Got Her in Your Pocket The White Stripes (tease)
  • Blunderbuss
  • Lazaretto
  • Respect Commander
  • The House of the Rising Sun
  • Love Interruption
  • Little Bird The White Stripes
  • Black Math The White Stripes
  • We’re Going to Be Friends The White Stripes
  • You Don’t Know What Love Is The White Stripes

RAPPEL

  • Steady, as She Goes The Raconteurs
  • Freedom at 21
  • That Black Bat Licorice
  • Connected by Love
  • Seven Nation Army The White Stripes

Critiques

Cédric Bélanger, pour le Journal de Québec :

Jack White au Centre Vidéotron: bombardement rock

Les fans n’étaient pas aussi nombreux qu’on aurait pu l’espérer mais Jack White ne les a pas laissés sur leur appétit pour autant. À sa première visite à Québec, l’ex-White Stripes a servi un bombardement rock d’une formidable violence, hier soir, au Centre Vidéotron.

Ils étaient entre 2000 et 3000, tout au plus, mais tous gagnés à la cause de cet insaisissable et authentique icône du rock, qui débarquait avec le spectacle de sa tournée Boarding House Reach, du nom de son plus récent album solo.

Insaisissable? Il se sera fait désirer jusqu’à la dernière seconde par ses admirateurs de la capitale, le Jack. Il a même joué avec la patience de la foule en retardant de quelques minutes son entrée sur scène. Sur un écran géant, on le voyait manipuler à la hausse les chiffres d’un chronomètre indiquant le temps qui restait avant le début du concert.

La manoeuvre a eu l’effet escompté puisque la foule s’est mise à hurler quand les dernières secondes se sont écoulées et que les quatre musiciens accompagnant la star ont pris place sur la plateforme en demi-cercle surplombant le bureau de White, rempli de guitares, au centre de la scène.

Galvanisant

Le musicien de Détroit est ensuite débarqué d’un pas rapide et déterminé qui annonçait le déferlement de riffs de guitare qui nous attendait.

Et quel déferlement ! À partir de Over and Over and Over jusqu’à l’extatique point final sur Seven Nation Army, ce fut 90 minutes de rock brut. Son jeu de guitare très physique avait un effet galvanisant. On pense notamment à cette furieuse livraison de The Hardest Button to Button, le fait saillant de la première moitié du concert, où la batteuse Carla Azar pilonnait sans merci son instrument.

Puis, quand il prenait ça plus relax, c’était pour nous transporter dans un terrain blues connu sur Hotel Yorba.

Sans téléphones cellulaires, que les spectateurs devaient laisser dans une pochette verrouillée, le Centre Vidéotron avait une allure plus sombre qu’à l’habitude, une ambiance accentuée par la lumière bleutée dans lequel baignait l’aire de jeux du groupe.

Disons le franchement, ce n’était pas désagréable de pouvoir assister à un concert exempté de ces écrans tenus à bout de bras.

D’autant plus que la mise en scène avait du style. Sur les écrans géants, des projections créées par la firme montréalaise Lüz Studio appuyaient le message de certaines pièces, comme Connected By Love au rappel, sans leur voler la vedette,

Car avec Jack White, tout est centré sur la musique et le plaisir de la partager avec des amateurs de rock. Il est à souhaiter que cette première rencontre, malgré le faible achalandage, ne sera pas sans suite.

Jack White