Grille de chansons
- The Lonesome Boatman (The Fureys cover)
- The Boys Are Back
- The State of Massachusetts
- Middle Finger
- Johnny, I Hardly Knew Ya
- Bastards on Parade
- Captain Kelly’s Kitchen
- Sirens
- Barroom Hero
- The Hardest Mile
- Smash Shit Up
- Rose Tattoo
- The Irish Rover (Joseph M. Crofts cover)
- Rappel
- I’m Shipping Up to Boston
- Worker’s Song
Critique externe
Envol et Macadam: la Saint-Patrick punk à l’Agora!
Par Ian Buissière, Le Soleil
Les festivaliers d’Envol et Macadam ont eu droit à une véritable fête de Saint-Patrick six mois avant le temps (ou après, c’est selon) samedi soir avec les Dropkick Murphys, qui ont fermé l’Agora du Port de Québec avec un véritable «party» punk celtique.
Les gars de Boston sont venus clore sur une note festive une soirée qui avait débuté avec le hardcore furieux de Conservative Military Image, les Cro-Mags et Raised Fist. Les Dropkick Murphys ont toujours une offre musicale aussi riche avec sept musiciens sur scène et l’incorporation d’instruments comme la cornemuse, l’accordéon, la flûte irlandaise, le banjo et la mandoline dans leur répertoire.
Après avoir lancé leur spectacle avec The Boys Are Back, le chanteur Ken Casey et son équipage ont poursuivi dans la même veine avec des titres comme State of Massachussetts, Johnny, I Hardly Knew Ya, Captain Kelly’s Kitchen avec leur musique qui mélange à fond folklore irlandais, hymnes marins et punk rock.
Ils ont même inséré Sirens, une pièce inédite qui sera sur leur prochain album et qu’ils ont commencé à jouer en spectacle depuis peu, dans leur menu, tout juste avant d’interpréter Barroom Hero, première pièce écrite par le groupe en 1996.
Tout le long du spectacle, Casey n’a pas hésité à descendre dans la foule pour serrer des mains et fraterniser avec le public, ramenant même une jeune fan avec lui sur scène pour chanter Rose Tattoo.
Et pas question de quitter Québec sans interpréter en rappel I’m Shipping Up to Boston avec la foule comme chorale, puis Worker’s Song pour une finale engagée à ce beau gros «party».
Raised Fist
Après les Hives la veille, les spectateurs d’Envol et Macadam ont eu droit à un autre groupe suédois samedi soir. Raised Fist s’est accaparé la scène de l’Agora, mais dans un tout autre registre que le rock garage des Hives.
Le groupe du chanteur Alexander Hagman et des guitaristes Daniel Holmgren et Jimmy Tikkanen fait plutôt dans la défonce totale. Le chanteur n’a pas manqué de rappeler que sa troupe avait joué ses deux premiers spectacles hors de la Suède à Québec et Montréal dans les années 1990.
Comment décrire la voix de Hagman? Tout d’abord, comme l’a si bien dit mon voisin de table, disons qu’on est loin d’Evan Johannes qui chante Cucurrucucù… Blague à part, le gars doit avoir un excellent «coach» vocal pour pouvoir hurler comme ça depuis plus d’un quart de siècle en conservant sa voix. Vous connaissez Brian Johnson, le chanteur d’AC/DC? À côté de Hagman, Johnson est tendre avec ses cordes vocales quand il chante Back in Black…
Cro-Mags
Les légendaires Cro-Mags étaient aussi de la partie. Et par «les», on veut plutôt dire le bassiste et chanteur Harley Flanagan avec un alignement rebâti une fois de plus avec de nouveaux musiciens qui se sont joints à lui en 2023. Il avait même emprunté un guitariste aux Dropkick Murphys samedi!
Même si le bassiste petit format, qui possède aussi une ceinture noire en jiu-jitsu brésilien, est réputé pour son caractère difficile dans les coulisses, il a agi en professionnel et livré une performance solide.
Avec essentiellement des pièces de l’album classique Age of Quarrel et un peu de nouveau matériel des disques lancés par le groupe depuis 2020, les Cro-Mags ont touché la cible.
Flanagan a aussi inclus dans le programme de la soirée la pièce My Life, tirée de l’album Revenge, et Apocalypse Now de l’album Alpha Omega, des titres que le groupe n’interprète pas très souvent depuis 20 ans.
Par contre, on s’explique difficilement l’absence de la pièce Hard Times, l’une de leurs plus célèbres, de leur prestation. On demeure convaincus que Flanagan aurait été capable de glisser la pièce de 1:33 quelque part dans le spectacle et que le public aurait aimé crier «Cro-Mag! Skinhead! Breakout! Now!» à la fin comme le veut la tradition.
Les fans des Cro-Mags, généralement très durs, voire parfois même carrément dangereux au-devant de la scène semblaient par ailleurs relativement civilisés samedi.
Il faut dire que plusieurs spectateurs découvraient probablement les Cro-Mags comme on a pu le voir quand Flanagan a demandé combien voyaient son groupe pour la première fois et que les mains ont été nombreuses à se lever.