Grille de chansons
- (Do Not) Stand in the Shadows
- Cradle of Love
- Flesh for Fantasy
- Cage
- Catch My Fall
- Eyes Without a Face
- Steve Stevens Solo / Over the Hills and Far Away / Eruption
- Mony Mony (Tommy James & the Shondells)
- Love Don’t Live Here Anymore (Rose Royce) (avec Kitten Kuroi)
- Night of the Cadillacs (Generation X)
- Blue Highway (avec intégration du thème musical de Top Gun)
- Rebel Yell
- Rappel
- Dancing With Myself (Generation X)
- Hot in the City
- White Wedding
Critiques externes
Le king des rebelles
Par Stéphane Gauthier, Daily Rock
Billy the king
C’est avec toute la prestance qu’on lui connaît que le chanteur de 68 ans a fait éclat sur la scène du centre Vidéotron quelques secondes après ses 5 musiciens et ses deux choristes vers 21h15 heures lundi soir. Le king du punk a été acclamé instantanément de façon vigoureuse par un public un peu vieillissant mais tout de même bruyant !!! En effet, malgré une foule parsemée de quelques bancs vides le rebelle du punk nous a rapidement fait oublier nos années de fabrication. Après avoir lancé Do Not Stand In The Shadow et Cradle Of Love, les poings se sont hissés vers le toit pour accueillir Flesh For Fantasy dans ce qui allait lancer un début de symbiose pour le reste de la soirée. La soirée s’est poursuivie avec Cage, Catch My Fall et Eyes whitout a Face avant d’avoir la chance d’admirer le talent de Steve Stevens prodige de la guitare et complice du chanteur depuis toutes ces années. C’est ensuite le tour de Mony Mony, Love Don’t Live Here Anymore et Cadillacs. Ce segment un peu plus rétro permet tout de même de mettre en valeur la voix magnifique de sa choriste.
Pince moi ou je rêve!
Évidemment, les stars n’échappent pas au vieillissement de la voix, mais IDOL a fourni une solide prestation. Il a remercié le public et Steve Stevens d’avoir rendu sa vie aussi cool. La soirée s’est achevée sur Blue Highway, Rebel Yell, Dancing with Myself, Hot In The City et White Weding. Une conclusion plutôt en force marquant la fin de sa virée au Québec avant de reprendre la route pour les Maritimes. Une soirée plutôt mémorable dans la catégorie : Pince moi ou je rêve! Sincèrement, je pars comblé en sachant bien que j’ai très peu de chance de revivre cela à nouveau un jour?
Platinum Blonde
Le trio Torontois connu pour plusieurs succès de discothèques a eu la responsabilité de faire lever la foule avant l’arrivée du doyen du Punk. Mark Holmes, Sergio Galli (guitare) et Dan Todd (batterie) se sont présentés dans une version 2024 mieux coiffée du groupe ayant connu sa part de succès sur les palmarès des belles années. Un départ qui fût plutôt difficile pour réchauffer la foule du Centre Vidéotron qui semblait pourtant mentalement préparé à reculer leurs montres de 40 ans pour le bénéfice de la soirée. Ce n’est réellement qu’au moment de jouer Situation Critical, Crying Over You que la chaleur s’est réellement fait sentir. Le trio a terminé avec It doesn’t really matter de façon plutôt intense. Ce qui me paraissait au départ un choix de style un peu contrastant s’est finalement avéré un bon mix.
Le crooner punk des années 80 en grande forme!
Par Martin Laverdière, sors-tu.ca
Malgré une prévente de billets décevante, le légendaire rockeur Billy Idol est venu présenter sa tournée Rebel Yell 2024 au Centre Vidéotron de Québec. Le groupe canadien Platinum Blonde a assuré la première partie de cette soirée présentée sous le signe de la nostalgie des années 80. Le spectacle de Billy Idol promet de mettre l’accent sur l’iconique album Rebel Yell, qui célèbre son 40e anniversaire cette année. Idol est accompagné de son guitariste principal et collaborateur depuis plus de 40 ans, Steve Stevens.
Les origines
Après l’échec commercial du 3e album de son groupe Generation X en 1981, alors que la vague punk est en train de s’essouffler, le Britannique décide s’offrir le rêve américain dans une aventure solo fulgurante. Sa déterminante rencontre avec le guitariste Steve Stevens jumelée à l’explosion de la chaîne de vidéoclips MTV qui tourne en boucle ses hits lui amène rapidement un succès planétaire phénoménal. En 1990, un grave accident de moto l’oblige à rester alité pendant près de six mois, ce qui ralentit passablement sa carrière. Il connaît aussi des problèmes de consommation qui le rendront très discret jusqu’à la fin des années 90. Mais aujourd’hui, âgé de 68 ans, il reprend la route au plus grand plaisir de ses fans.
Le spectacle
C’est le guitariste Steve Stevens qui ouvre le bal sous les premières notes de (Do Not) Stand in the Shadows. Idol fait son entrée dès le premier couplet de la chanson tirée de l’album Rebel Yell. Sans attendre, Cradle of Love s’enchaîne et le party pogne. Idol est en grande forme et le poids de l’âge ne semble pas avoir eu d’emprise sur sa voix. Outre son illustre guitariste, le Britannique est entouré de quatre musiciens chevronnés et de deux choristes. L’immense écran en fond de scène sert chacune des chansons à bon escient. La signature scénique de style Vegas sert très bien l’artiste. J’aurais aimé avoir des écrans latéraux afin de pouvoir apprécier le jeu et l’émotion des artistes sur scène. Les incontournables classiques de l’histoire du rock, Flesh for Fantasy et Eyes Without a Face, donnent des frissons. À mi-parcours, le guitariste Steve Stevens nous démontre ses talents dans un solo de guitare de style flamenco. La foule réagit fortement à chaque pose du virtuose. Il y intègre également des extraits de Over the Hills and Far Away de Led Zeppelin et d’Eruption d’Eddie Van Halen. Après une version endiablée de Mony Mony, la chanson Love Don’t Live Here Anymore nous fait découvrir l’immense talent de la choriste Kitten Kuroi. Night of the Cadillacs de son ancien groupe Generation X tombe à plat et nous mène tranquillement à la fin du spectacle. L’hymne d’une génération, Rebel Yell, est précédé par le thème musical du film Top Gun, magnifiquement interprété par Steve Stevens. « Do you feel alright, I feel alright, oh yeah! » Les spectateurs resteront debout jusqu’à la fin du spectacle pour l’interprétation du triplé olympique Dancing With Myself de Generation X, Hot in the City et White Wedding. Billy Idol a su attirer beaucoup de monde à la dernière minute pour le spectacle de ce soir. Diverses promotions et publicités sur les différents médias de Québec, notamment, auront réussi à faire de cette soirée un moment magique ou la nostalgie était à l’honneur. Des classiques magnifiquement interprétés à profusion, une atmosphère survoltée et un Billy Idol en très grande forme.
Platinum Blonde
À l’instar de Billy Idol, Platinum Blonde a connu un immense succès dans les années 80 grâce à ses chansons pop-wave et son image, le moins que l’on puisse dire, éblouissante. Je garde un limpide souvenir d’un certain passage de Platinum Blonde au Colisée de Québec alors que je devais faire une entrevue avec le groupe. La rencontre prévue avant leur prestation s’était transformée en un bref entretien dans un bar clandestin de la Grande-Allée au petit matin. Évoluant ce soir sous la forme d’un trio, les musiciens débutent leur prestation avec Standing in the Dark, issue du premier album du groupe paru en 1984. Musicalement, la formule tient la route. Vocalement, c’est beaucoup plus difficile. La voix nasillarde du chanteur Mark Holmes manque de justesse en début de prestation. Celui qui a formé le groupe avec le guitariste Sergio Galli en 1982 n’est certes pas le plus grand chanteur des années 80. En écoutant les chansons, je me remémore les vidéoclips qui accompagnaient ces hits d’une époque lointaine, et je ne peux que sourire en pensant au look que j’avais moi-même à cette époque. Le monde et les temps changent, mais pas la musique de Platinum Blonde.
Du bonbon pour les nostalgiques des années 1980
Par Cédric Bélanger, Journal de Québec
Ah, ces années 1980 qui ne veulent pas mourir! Lundi soir, c’était au tour de Billy Idol, l’une des plus illustres gloires punk de cette mémorable époque, de les faire revivre lors d’un énergisant concert au Centre Vidéotron. Dans la dernière ligne droite d’une tournée canadienne célébrant les 40 ans de son album Rebel Yell, l’artiste britannique, maintenant âgé de 68 ans mais encore jeune rebelle de cœur, a servi du bonbon à consommer sans modération pour les nostalgiques, c’est-à-dire à peu près tous ses succès. En plus, il tient la forme, le Billy. Après une introduction grandiloquente, il est arrivé en courant sur scène, s’est posté près de son fidèle guitariste Steve Stevens et a lancé la soirée avec un doublé dynamique qui a fort bien mis la table: (Do Not) Stand in the Shadows et Cradle of Love. Rapidement, on est passé aux choses plus sérieuses, avec la bombe Flesh For Fantasy que Billy Idol, désormais torse nu sous sa veste de cuir, a chanté le poing en l’air devant des spectateurs en liesse. Pour bien montrer qu’on jouait avec plaisir la carte de la nostalgie, sur l’écran du fond de scène, des piles de vieux téléviseurs diffusaient des extraits du célèbre vidéoclip qui a fait les beaux jours de MTV et Much Music, il y a 40 ans.
Euphorie
Ce moment d’euphorie n’a pas été sans suite. Après une Catch My Fall couci-couça où Billy Idol a exposé ses limites vocales, Eyes Without a Face a frappé un grand coup, mais pas autant que l’indémodable Mony Mony, une reprise de Tommy James and the Shondells qu’Idol s’est appropriée il y a belle lurette et qui a fait danser tout l’amphithéâtre. Autre moment à signaler: la reprise de Love Don’t Live Anymore, un titre pigé dans la décennie 1970, qui a mis en valeur la voix puissante de la choriste Kitten Kuroi.
Électrique
Même si on aurait aimé que Billy Idol insère des titres qui ont beaucoup tourné à la radio comme Sweet Sixteen ou To Be a Lover, on pouvait difficilement se plaindre de son offre, d’autant plus qu’il a pris plaisir à étirer ses plus gros succès. En témoigne cette version électrique de Rebel Yell, qui a fait rugir la foule pendant plus de 6 min 30 s. Pour le rappel, Billy Idol avait conservé du costaud, soit un enchaînement incendiaire formé de Dancing With Myself, Hot in the City et White Wedding. «Merci d’avoir rendu ma vie aussi fuck*** merveilleuse», a dit le rockeur, avant de prendre congé sous les acclamations d’une foule clairement rassasiée. Il y a vraiment des lundis gris et pluvieux moins tristes que les autres.
Platinum Blonde: loin de la ferveur d’antan
Au plus fort de sa popularité durant les années 1980, le groupe canadien Platinum Blonde, dont les membres étaient célèbres autant pour leurs succès radio que pour leurs cheveux longs bourrés de fixatif, chantait régulièrement devant des milliers d’admirateurs (surtout des admiratrices) en délire. Dans une entrevue récente, le chanteur et bassiste, Mark Holmes, racontait que les musiciens avaient peine à s’entendre sur scène tellement la foule était bruyante. Les temps, a-t-on pu observer durant la prestation du désormais trio avant Billy Idol, ont bien changé. Holmes, dont la voix tient encore admirablement bien la route à 64 ans, le guitariste Sergio Galli et le batteur Justin Kadis – ce dernier étant membre des blonds platine depuis 2020 – ont joué leurs succès des albums Standing in the Dark et Alien Shoresdevant un public timide qui a évité tout excès d’enthousiasme. La performance musicale était pourtant plus qu’acceptable et les vers d’oreille attendus étaient au menu. On aurait pensé que Not In Love, Somebody Somewhere ou Situation Criticalauraient allumé la flamme, mais non. Il a fallu attendre Crying Over You et Doesn’t Really Matter pour qu’un semblant d’ambiance rock se fasse sentir. C’est peut-être Mark Holmes qui a mis le doigt sur le bobo quand il a signalé que «ça fait trop longtemps» que Platinum Blonde a joué à Québec. Si nos recherches sont exactes, ça remonterait à 1988… au Palladium. On peut se pardonner d’en avoir oublié des bouts.