Beck


12 juillet 2018

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Grille de chansons

  • Devils Haircut
  • Loser
  • Up All Night
  • Mixed Bizness
  • Wow
  • New Pollution
  • I’m so Free
  • Go It Alone
  • Debra
  • Blue Moon
  • Dreams
  • Girl
  • Colors
  • E-Pro
  • Where It’s At / One foot in the Grave

Critiques

Radio-Canada:

Beck prend le contrôle des Plaines

L'inclassable Beck a fait danser les festivaliers jeudi soir avec un spectacle à son image, éclectique.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

C’est devant une foule déjà conquise que l’étonnant Beck a entonné les premières paroles de Devils Haircut. Il a ensuite enchaîné immédiatement son grand succès de 1994, le hit qui l’a fait connaître, Loser. Ravis, les festivaliers se sont mis à chanter et n’ont jamais arrêté.

Beck n’a pas hésité à parler à ses admirateurs et leur a même proposé de choisir certaines chansons, comme Blue Moon, qui sera interprétée après consultation.

L’artiste a évolué tout au long de la soirée dans un superbe environnement visuel qui rappelait d’ailleurs certains de ses vidéoclips les plus connus.

Une sélection très variée

De Mellow Gold à Colours paru l'an dernier, en passant par Odelay, Midnite Vultures et Sea Change, le grand blond a offert au public des extraits de ses disques alternant avec succès les textures musicales que ce soit les accents folk blues de The New Pollution ou encore la pop alternative de Wow.

Chose certaine, bien que venant d’albums très différents les uns des autres, toutes les chansons jouées ce soir (Wow, Girl, Colors) ont ce petit quelque chose d’accrocheur qui donne envie de bouger .

Maintenant, on s’amuse!

Rapidement exécuté, en à peine 75 minutes, le tour de chant de l’artiste californien s’est heureusement prolongé de 15 minutes quand celui-ci a décidé de s’amuser.

Il a pris le temps de présenter ses musiciens, chacun y allant d’un petit numéro. Il a ensuite enchaîné avec la pièce One foot in the grave qui a donné lieu à un endiablé solo d’harmonica, et enfin, il a conclu avec une pièce aux accents hip-hop, Where It’s at.

Cet excellent concert aurait franchement gagné à finir moins rapidement et moins abruptement. Cependant, comme Beck se produisait à Québec pour la première fois, qui sait, il a peut-être tout simplement souhaité se faire désirer.

Phoenix, une belle performance

Phoenix, le seul groupe français à s’être produit au Madison Square Garden devant 20 000 personnes, est venu réchauffer la foule avec sa musique rock aux influences électro-pop.

Ils ont notamment offert au public leurs chansons J-Boy, en passant par Entertainement et 1901.

Cedric Bélanger, pour le Journal de Québec:

Festival d'été de Québec: dans l’univers coloré de Beck

Une première rencontre avec Québec en formule dansante pour l’éclectique artiste américain

Pas besoin de jouer du heavy métal pour ériger un mur sonore sur les plaines d’Abraham. Beck en a fait la démonstration jeudi soir en misant essentiellement sur ses chansons pop pour initier la foule de Québec à son univers coloré.

L’Américain de 48 ans, qui a exploré tous les styles avec une constante virtuosité depuis 25 ans, faisait partie de la longue liste des têtes d’affiche du Festival d’été 2018 à se produire pour la première fois à Québec.

Certes, ce n’était pas la même cohue que lors des spectacles de Shawn Mendes ou des Foo Fighters, mais Beck, un artiste associé au champ gauche musical, a tout de même rassemblé une foule plus que respectable.

Et il n’a pas testé la patience des festivaliers.

Psychédélique

Durant la première partie du concert, Beck a exploré plusieurs époques de sa carrière, essentiellement sous l’angle dansant et psychédélique, avec pour soutien des projections aussi colorées que sa musique.

Up All Night et Mixed Bizness avaient du coffre, tout comme l’enchaînement de Wow, une des cinq pièces de son plus récent album Colors au programme, et New Pollution.

En ce jour 8 du FEQ, les spectateurs n’étaient cependant pas toujours au diapason du fringant et volubile Beck.

Sa demande de chanter Raspberry Beret, de Prince, «même si vous ne connaissez pas les paroles», est restée sans réponse. Ça ne l’a pas découragé. «C’est incroyable», a-t-il échappé en mesurant l’étendue du site.

Après un court segment acoustique où la foule a préféré qu’il interprète Blue Moon au lieu de Lost Cause – il avait donné le choix –, Beck a relancé le party en entonnant Dreams, l'un de meilleurs titres de Colors. De Girljusqu’à l’infernale finale d'E-Pro, Beck et ses sept musiciens ont ensuite tout laissé sur scène.

«Maintenant, on va avoir du fun»

Après avoir épuisé la liste des chansons au programme, Beck est passé au volet «petit cours d’histoire musicale» du concert. «Maintenant, on va avoir du fun. Pas de règlements.»

Il a alors présenté chacun de ses musiciens, ceux-ci y allant à tour de rôle de quelques mesures d’un vieux succès new wave, disco ou pop des années 70-80. Ça tirait dans toutes les directions. Les Talking Heads ont côtoyé Phil Collins. Vous voyez le genre.

C’est à ce moment que les festivaliers, jusqu'alors plutôt réticents, se sont laissés prendre au jeu. Son presque rigodon à l’harmonica a charmé, puis sa requête pour des Plaines illuminées, pendant une seconde incursion de quelques minutes dans Where It’s At, a été reçue 10 sur 10.

C’était malheureusement déjà le temps des au revoir après 80 minutes de musique. De la part d’un artiste ayant un répertoire aussi impressionnant, et qui avait offert quelques chansons de plus à Laval, il y a deux jours, on en aurait pris davantage.

Phoenix: à force d’essayer

Ils ont dû bûcher, mais le groupe français Phoenix a fini par faire bouger les spectateurs avec son indie pop dansant avant l’arrivée de Beck.

Même s’il roule sa bosse depuis près de 20 ans, le quatuor mené par Thomas Mars n’avait jamais mis les pieds à Québec. Une erreur historique corrigée avec une savante enfilade des titres aux rythmes les plus addictifs de ses albums les plus récents, dont Wolfgang Amadeus Phoenix, de 2009, celui qui leur a valu une notoriété de notre côté de l’Atlantique.

Leur prestation n’a cessé de gagner en intensité jusqu’à la finale où, durant l’instrumentale Ti amo di più, Mars s’est avancé au milieu des festivaliers pour une périlleuse séance de crowd surfing.

À revoir, c’est certain, dans un endroit plus intime préférablement.

Girls in Hawaii: la découverte

Imaginez un croisement entre Metronomy et Death Cab for Cutie capable d’en «rocker» une dans le tapis de temps en temps et vous aurez Girls in Hawaii, jolie découverte au soleil couchant.

Même s’il est né en 2002, le groupe indie pop (formé de gars belges et non de filles d’Hawaii) en était à sa toute première prestation au Canada, selon le chanteur Antoine Wielemans.

On souhaite que ce ne soit pas la dernière. Ils ne sont pas particulièrement démonstratifs sur scène, mais cela est compensé largement par des mélodies accrocheuses et une exécution sans faille.

Selon le Huffington Post:

FEQ 2018: Beck en met plein la vue sur les Plaines

QUÉBEC - Après un passage remarqué à Laval plus tôt cette semaine, Beck a offert un spectacle totalement différent au Festival d'été de Québec. Au menu: un mélange électrisant de rock et de pop!

Beck est apparu sur scène avec quelques minutes de retard en commençant avec ses succès Devil's Haircut et Loser. Infatigable, il en a mis plein la vue en variant entre les pièces de son nouvel album Color et ses anciens hits.

L'écran géant en a fait voir de toutes les couleurs (littéralement) pendant Wowou encore Dreams de son tout dernier opus.

«J'ai pensé qu'on pourrait avoir un peu de temps de qualité. Avez-vous des demandes spéciales?» a-t-il demandé à la foule. Devant l'absence de réponse, l'artiste a enchaîné avec une version acoustique de Debra, son succès de 1999.

Pendant qu'il interprétait Raspberry Beret de Prince, Beck a bien tenté de faire chanter les paroles du refrain, mais ce fut un succès mitigé... Heureusement qu'il est passé rapidement à sa chanson Blue Moon pour dissiper le malaise!

Après une autre alternance entre ses anciens hits (Summer Girl, E-Pro) et les morceaux de son nouvel album (Dreams, Colors), Beck est réapparu sur scène avec une chemise fleurie et un veston rose pour Where It's At et quelques mouvements de danse du robot.

L'artiste a présenté tour à tour ses musiciens, qui ont chacun eu droit à leur moment de gloire avec un petit solo. Il est ensuite revenu à Where It's At – qu'il avait commencé, mais pas terminé au début du rappel.

Décidément, Beck et ses musiciens ont offert un spectacle solidement rôdé au quart de tour et dynamique à souhait. Notre seule déception: on en aurait voulu encore plus!

Girls in Hawaii

Les Plaines étaient presque vides pour Girls in Hawaii, qui assurait la première partie à 19h. La formation belge, méconnue ici, s'inspire de Radiohead ou de Depeche Mode pour chanter une pop emplie de mélancolie et toute en douceur.

Le quintet bruxellois n'en est pourtant pas à ses premiers spectacles, bien au contraire! Le groupe a sorti son premier EP en 2003 et fait actuellement la promotion de son cinquième album, Nocturne.

Il s'agissait d'une première au Québec – et au Canada – pour Girls in Hawaii, qui était heureux de se produire aux côtés de Phoenix et Beck, qu'ils admirent.

Phoenix

Le quatuor français était à Québec pour la première fois lui aussi. Pendant une heure, les gars de Phoenix ont enchaîné leurs succès tel que Lisztomania et 1901, mais aussi Fior di latte et Ti amo, chansons italo-disco de leur plus récent album.

Le chanteur Thomas Mars semblait impressionné par l'ampleur des plaines d'Abraham, endroit qu'il a qualifié de «magnifique. «Vous m'entendez au fond, tout au fond?» a-t-il demandé aux festivaliers.

Toujours aussi énergiques et pétillants, on sentait cependant que les membres du groupe étaient essoufflés de leur tournée de leur album Ti Amo. Idem pour le public de Québec, qui vit au rythme du festival depuis une semaine déjà!

Thomas Mars a terminé sa prestation en se tenant (longtemps) debout sur les mains des festivaliers. Il en a même profité pour boire une gorgée de bière. Santé!

Stéphanie Nolin:

L’éclectique Beck grise Québec

Le chanteur originaire de Californie offrait ce soir un spectacle au Festival d’été de Québec.

Il en aura fallu du temps avant d’avoir une foule acceptable sur les plaines ce jeudi, pour accueillir la superstar Beck. Heureusement, à l’heure dite, le portrait était plus intéressant pour l’artiste qui a offert une introduction musclée avec « Devils Haircut », le hit surprise de 1994 « Loser » et la nouveauté dansante « Up All Night ».

« Ce soir, nous allons être libres et un peu téméraires », a lancé la vedette, demandant à la foule d’être la plus bruyante et expressive possible. À 48 ans, Beck a toujours sa gueule d’adolescent et il offre un spectacle vibrant à l’image de son immense répertoire : éclectique à souhait. On a ainsi eu droit à du rock pesant, de la pop dansante, de l’électro, du funk et même du folk ce soir.

Évidemment, les pièces de son plus récent album, Colors, ont ponctué la soirée de belle manière avec leur musicalité pop-rétro. On a ainsi pu entendre les « Wow », « I’m so Free », « Dreams » et la pièce éponyme « Colors » qui a fait mouche. On n’avait visiblement pas un public très initié sur place, mais l’ensemble était suffisamment efficace pour séduire même les néophytes. « C’est vraiment incroyable», s’est exclamé le chanteur en regardant le public bruyant à lumières ouvertes, avant de plonger dans la ballade amusante « Debra » qu’il a modifié pour Québec.

La soirée s’est poursuivie dans une ambiance complice, jusqu’à une improvisation libre avec ses musiciens, une marée de lumières dans le public et la finale sur « Where It’s At » de l’album Odelay, qui nous a replongés en 1996. Une belle offrande de Beck qui était en grande forme et tout en voix.

Beck