Peaches et Eagles of Death Metal


19 juillet 2006

Wow! Quelle soirée rock’n’roll. Dans le sens de rock’n’roll: énergie brute, paroles provocantes, guitares pesantes… Mais, à bien y penser, ça peut aussi s’appliquer à l’électroclash, style de musique avec laquelle Peaches s’est fait remarquer, seule avec son clavier et ses boîtes à rythmes.

Son tout dernier album, « Impeach my Bush » a un son plus rock et ce n’est pas pour rien: Peaches a maintenant un band qui peut jouer du rock’n’roll avec style tandis qu’elle harangue la foule avec son incroyable charisme.

Et non! Elle ne s’est pas foutue à poil. Peut-être que les premières rangées ont pu voir son poil pubien, mais de ma place habituelle au Métropolis, ce spectacle ne m’est pas apparu comme choquant ou vulgaire. Très stylisé, oui. Provocateur et sexy, oui. Mais pas bassement racoleur. Pour un peepshow, La Calèche du Sexe, située presqu’en en face du Métropolis sur Sainte-Catherine, aurait pu faire l’affaire.

Peaches n’est pas une effeuilleuse, mais une artiste, une vraie. Elle a un son bien à elle, une image de marque reconnaissable et elle nous fait vivre une expérience esthétique unique, comme dirait un certain Jean qui se reconnaîtra. Le message de Peaches est clair: baiser, c’est bien, alors baisez! Ses mélodies aussi sont claires, simples, mais terriblement efficaces. Résultat: ça sonne comme une tonne de brique, comme dirait l’autre. Surtout en spectacle.

La salle a été chauffée par Eagles of Death Metal, avec son chanteur à la grosse… moustache. Ça aussi c’est de la musique simple et efficace. Du vrai rock américain comme je l’aime et une de mes rares belles découvertes de ces dernières années. Merci encore une fois à Josh Homme, guitariste du mythique Kyuss, leader de Queens of the Stone Age, cette fois pour avoir attiré mon attention sur le premier album de ce groupe, en y jouant de la batterie. J’ai été totalement accroc à cet album, comme je le suis au second, paru il y a quelques semaines et intitulé « Death by Sexy ».

Sa pochette fait penser à celle de « Sticky Fingers ». Le son de certaines chansons rappelle également les Rolling Stones de la belle époque, avant que ceux-ci ne deviennent ringuards! Comme par hasard, et au grand plaisir de plusieurs, dont moi, Eagles of Death Metal a repris « Brown Sugar », hier, devant le public montréalais.

Et, heureusement pour moi, qui suis encore une fois parti trop tard de chez moi, le groupe a bien voulu faire plus qu’une chanson en rappel. C’est plutôt rare les rappels en première partie d’un spectacle. D’ailleurs ce ne fut pas tant un rappel que les applaudissements nourris d’une salle presque pleine. Quoiqu’il en soit, cela a convaincu Jesse Hughes (a.k.a. J. Devil) de rester plus longtemps sur scène pour nous balancer ses petits riffs d’enfer dans les tympans. J’ai donc pu entendre une bonne demi-douzaine d’excellentes tounes, peut-être même plus! Fiou! C’était Eagles of Death Metal qui m’avait fait acheter mon billet, mais j’avais trouvé le tour de n’arriver sur place qu’une dizaine de minutes avant que le chanteur n’annonce sa dernière chanson de la soirée.

Dans le clip qui suit, vous pouvez voir le début de la prestation de Peaches, perchée au deuxième balcon et chantant un morceau intitulé « Tent in Your Pants », du dernier album. Puis, de retour sur scène, en habit techno et arborant une chevelure des années 80, elle enchaîna avec l’intro du même album, « Fuck or Kill », dont les paroles sont…

Impeach my bush,
Impeach my bush…
Impeach… Bush…
Impeach… Bush

Je n’ai pas tout filmé, voulant bien vivre mon spectacle plutôt que de passer la soirée le bras en l’air à regarder ma caméra. J’ai surtout visé au début et vers la fin. Vous ne verrez donc pas le pénis gonflable géant apparaître bien dressé près de la batterie, pour ensuite… se dégonfler pathétiquement. Était-ce voulu? On pourrait le croire à la manière théâtrale dont le dit pénis gonflable tout mou est sorti de la scène, sur une civière. Vous verrez par contre un extrait d’un faux numéro d’effeuilleuse, où Peaches ne fait qu’enlever des morceaux de linge sans que cela la dénude pour autant.

Dans ce dernier clip, tourné à la fin de la soirée, les membres d’Eagles of Death Metal viennent faire un petite chorégraphie en se dandidant le cul puis Peaches remercie de façon originale son band avant d’entonner I, You, She, Together, Come on, Baby, Let’s Go

Peaches et Eagles of Death Metal

6 réflexions au sujet de « Peaches et Eagles of Death Metal »

  1. Sur le site de Voir, les commentaires des spectateurs sont enthousiates, les cotes entre 4 et 5 étoiles. Une certaine Joannie y écrit:

    Hier soir au Métropolis, c’était la débauche.

    J’ai malheureusement raté la première partie ou « World Provider » se produisait. Je suis arrivée juste à temps pour entendre les « Eagles Of Death Metal », 4 joyeux rockeurs quétaines qui donnent vraiment du sens en criant « are you ready to rock » car c’est du rock pur qu’ils ont offert à nos oreilles, un groupe qui ne se prend pas au sérieux avec leur look moustache + tight jeans et qui sont là pour s’amuser entre copains sur la scène. Belle complicité, bon show, amusants covers.

    L’excentrique Peaches, alors qu’on s’attendait tous à ce qu’elle apparaisse sur la scène, commence à chanter du balcon surprenant la foule à coup sur. Entonnant ses tubes efficacement, la foule commence à réagir lors du refrain « two guys for every girl ». Se dénudant de plus en plus tout au long du spectacle , la pêche ne perd pas notre attention une seconde, son énergie est contagieuse surtout quand vient le temps de s’exercer avec nos mains lors de « AA XXX »… Samantha Maloney retient notre attention en offrant une excellente performance avec ses baguettes et ses cheveux dans le vent. Arrive le temps ou Radio gonfle un pénis géant sur scène. Enfin, vient le temps ou « Fuck The Pain Away » redonne une bonne dose d’énergie au public. Sans oublier les cascades dangereuses de Peaches marchant sur le bord du balcon, micro à la main. Bref un show plus que satisfaisant, distrayant surtout et pleins de rebondissements.

  2. Au fait, comment tu fais pour mettre des YouTubes dans ton WordPress?? Moi, sous IE ça n’affiche rien (X rouge d’image introuvable) et sous Mozilla, tout le design fout le camp!

  3. Et ça se dit intégrateur! 😉

    Le code pour l’intégrer est clairement indiqué par YouTube dans la boîte « About this video ».

    Si le design fout le camp, c’est que la largeur de l’embed object est de 600 et quelques pixels par défaut. Moi, je l’ajuste à 425.

    Ceci étant dit, il se peut que ce soit ton éditeur HTML dans WordPress qui change le code? Le mien est désactivé.

  4. Tu veux dire TinyMCE? Tu l’as désactivé en effaçant un fichier? Car moi, je ne vois pas d’option pour l’enlever dans la v2.0.2

    Pour la mise en forme, j’ai déjà décoché la 1ère et la dernière des 3 cases dans Options > Écriture

  5. Je parle de l’interface WYSIWYG qui te permet d’écrire tes billets.

    J’ai la version 2.0.1 en français. L’option pour le désactiver se trouve en bas de la page « wp-admin/profile.php » et se nomme « Utiliser l’éditeur de visueli pour écrire ».

    Mon hypothèse c’est que que cette éditeur visuel remplace tes balises par du code HTML. Faudrait que tu vérifies ce à quoi ressemble ton code une fois enregistré dans ta BD.

    Tu m’a fais me rendre compte qu’il y a une mise à jour en version 2.0.4 à effectuer. Merci!

  6. Ah!

    Hier, après avoir mon message, je suis allé dans le code et j’ai modifié deux options pour les mettre à False… Mais en effet, j’avais pas pensé aller dans le profil perso… Merci!